Il y a quelques semaines seulement, Warner Bros. sortait en rayons la seconde partie de l’animé Batman: Un Long Halloween. Cette suite directe donnera enfin la solution de la terrible enquête de Batman sur le Serial Killer s’en prenant aux proches du Romain.

Une série de meurtres brutaux commis pendant les vacances sème la terreur dans la ville de Gotham. Batman, avec le soutien du policier James Gordon et du procureur Harvey Dent, poursuit le coupable. Mais lorsque le tueur s’en prend à la famille criminelle des Falcones, Harvey Dent est pris au piège. Batman doit faire face à un nouveau criminel masqué à Gotham City et un ancien allié pourrait être le tueur recherché.

Une suite copieuse mais pas moins intelligente

D’une durée approximative de 85 minutes, cette deuxième partie fait grimper la tension dans le camp de Batman. Alors que les meurtres s’enchaînent autour de la famille Falcone lors de diverses fêtes dans l’année, nous assistons à la naissance d’un antagoniste phare de l’univers du héros: Double-Face. Un Long Halloween est une sorte de suite spirituelle au comics Batman: Année Un. On y suit les aventures d’un Bruce Wayne démarrant à peine sa carrière et il est donc normal d’assister à des évènements qui semblent naturels dans le lore du personnage.
L’ambiance y est encore une fois très pesante. Les ennemis comme l’Épouvantail, Solomon Grundy, Poison Ivy ou même le Joker n’hésitent pas mettre des bâtons dans les roues de Batou, de le ruer de coups, le blesser physiquement comme moralement. Heureusement, Bruce peut compter sur l’assistance de Selyna Kyle (Catwoman) et James Gordon, chef de la police de Gotham. Mais le procureur Harvey Dent ajoute un sentiment d’instabilité dans l’avancement de l’affaire contre Holiday, le tueur fou. On a donc l’impression que Batou se retrouve à combattre le crime sur plusieurs fronts. Il émane alors du script un petit sentiment de perdition chez Batman, ce qui accentue l’ambiance lugubre de l’animé.

Batman : Un Long Halloween Partie 2, un excellent travail artistique

L’aspect visuel de cette seconde partie bénéficie heureusement du même traitement que le premier volet. Les personnages sont entourés d’un effet de Cel Shading et la palette de couleurs utilisée est très souvent terne. Tout est fait, dans la mise en scène, pour tenir le spectateur en haleine avec des retournements de situation prenants, en s’accordant un langage violent et quelques scènes gores. Tim Sheridan se permet également d’y apporter quelques petites séquences absentes du livre original pour ajouter une bonne dose d’action au tout. Les doublages français sont aussi proprement réalisés et l’animation globale est fluide. La direction artistique est donc très soignée pour cet animé rendant hommage à l’un des comics les plus marquants de l’histoire de Batman.
Arrivés à la clôture du film, on ne peut s’empêcher de regretter un manque de profondeur psychologique du côté de Harvey Dent et James Gordon. Les deux personnages ont énormément à délivrer et le script n’exploite à nos yeux pas assez cet aspect qui a pourtant servi d’inspiration à The Dark Knight par Christopher Nolan. Il y a aussi une mécanique gênante qui fait régulièrement passer Batman pour un amateur dans la résolution de l’énigme. Par habitude de lire des comics où le héros – le plus grand détective de tous les temps – fait des déductions tirées par le cheveux grâce à ses connaissances ou sa technologie, c’est tout de même frustrant.

L’un des meilleurs DC Animated de ces derniers temps

Bien que certains éléments soient un peu end désaccord avec l’oeuvre originale, Batman : Un Long Halloween est malgré tout une adaptation qui tient la route. Grâce à sa scission en deux parties, le film parvient sans mal à délivrer cette ambiance si unique que nous proposaient Joseph Loeb et Tim Sale. Il se place sans aucun doute parmi les meilleurs DC Animated de ces dernières années avec un scénario qui marquera à jamais l’histoire du Justicier et de tous les personnages principaux qui l’entourent.

RÉSUMÉ DU TEST
NOTE GLOBALE
8,5
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Fan des jeux vidéo depuis la première Playstation, et plus particulièrement depuis la sortie de Metal Gear Solid 1, j'ai maintenant décidé d'être un acteur à part entière de ce monde fascinant des jeux vidéo en créant 4WeAreGamers.

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