Dévoilé lors du Xbox2020 de mai dernier, Scarlet Nexus est un « Brain Punk Action-RPG » qui exploite énormément le concept du pouvoir de la pensée et des connexions psychiques entre les différents personnages. Dans ce futur lointain, les personnages de Scarlet Nexus ont développé une hormone cérébrale de type psionique qui développe chez eux des pouvoirs extra-sensoriels. Après une catastrophe inexpliquée ayant fait apparaître des créatures, les « Autres« , assoiffées de cerveaux humains, la Brigade d’Extermination des Autres est la seule à pouvoir recruter des êtres « psioniques » et les exterminer.

Les environnements sont clairement inspirés du Japon. Le studio y a apporté une grosse touche cyberpunk pour projeter les joueurs dans un monde très futuriste et quasi méconnaissable. On pourra néanmoins remarquer de façon distincte des éléments de notre civilisation actuelle. D’autre part, le monde du jeu comporte différentes grandes villes. L’exploration, et donc l’aventure, sera longue et promet de longues heures de jeu.

C’est d’ailleurs assez étonnant de constater le niveau de censure de Scarlet Nexus. Le concept même des créatures rôdant dans le monde du jeu est de dévorer le cerveau des personnages. Mais très rapidement, le soft introduira un système de censure qui placera un logo d’œil barré entouré de rouge sur les parties de corps abîmées de gens attaqués par les Autres.

Deux histoires distinctes pour Scarlet Nexus

Quoi qu’il en soit, le jeu propose deux histoires distinctes. Il y a celle de Yuito Sumeragi, une jeune recrue dynamique issue d’une lignée prestigieuse de politiciens, ou celle de Kasane Randall choisi pour ses pouvoirs remarquables. Que l’on décide de commencer par l’un ou l’autre personnage n’a pas d’importance, mais cela offre au jeu un certain degré de rejouabilité. Avec une narration tout droit sortie de l’imagination des développeurs de Tales of Vesperia, Scarlet Nexus promet quelque chose de profond, basé sur les thématiques de l’amitié, du courage et de l’héroïsme.

Ce n’est qu’après une courte introduction que le jeu plonge immédiatement le joueur au cœur de l’action. Les phases de gameplay sont entrecoupées de discussions non animées entre les différents personnages. Il n’y a hélas pas beaucoup de cinématiques, ce qui casse un peu l’immersion. Il ne faut donc pas avoir peur de se farcir des pages de textes pour cerner les enjeux du titre. En dehors de ça, l’aventure se poursuit de manière assez linéaire.  Les niveaux sont très fermés et cachent de manière peu subtile des bonus de santé ou des items utiles à l’économie du jeu. Fréquemment le joueur trouvera des échoppes pour se ravitailler et de nombreux points de sauvegarde.

Les cinématiques sont rares dans Scarlet NexusUne boucherie psionique

Bien qu’assez classique dans sa dynamique, le système de combat de Scarlet Nexus est très dynamique. Notre héros peut se servir de ses pouvoirs de télékinésie pour propulser des éléments de décor sur l’ennemi ciblé. Cela a pour but de l’étourdir ou, dans le pire des cas, d’ouvrir une opportunité de dash vers lui afin de l’enchaîner. Le jeu comporte diverses possibilités de combos qui rend l’action très aérienne. Le protagoniste, avec son arme de mêlée, peut asséner de puissants coups à ses  ennemis dans plusieurs directions. Il y a aussi un bouton d’esquive pour passer derrière les ennemis ou simplement éviter de prendre des dégâts. A ce niveau, le titre manque un poil de réactivité puisque enclencher une action empêchera l’esquive dans le même instant.

Un autre point intéressant de ce système de combat est la possibilité d’emprunter les pouvoirs des autres. Au fil de l’aventure, d’autres personnages rejoindront notre équipe. Chacun dispose d’un pouvoir bien précis. Avec un total de 4 coéquipiers, il est possible d’emprunter autant de pouvoirs pour battre les ennemis. Chacun possède aussi ses faiblesses et ses résistances. Par exemple, les ennemis présentant le statut « huilé » sont très sensibles aux attaques de pyrokinésie. Pour sélectionner le pouvoir d’un allier, il suffit d’appuyer sur la gâchette de la manette et le sélectionner à l’aide des touches X;Y;A ou B (si vous jouez avec une manette Xbox). Attention que ces pouvoirs ne peuvent être utilisés que lorsque leur jauge est pleine, puis sont sujet à un cooldown qui ne permet pas au héros de l’utiliser constamment.

Un aspect RPG bien présent

Scarlet Nexus comporte une grosse composante RPG. Le joueur peut équiper son personnage de nouveaux équipements et de boosts de compétences, de santé, d’attaque et de défense. C’est en jouant avec les divers objets du jeu que chacun trouvera l’équilibre parfait pour sa façon de jouer. Étant donné que le titre pousse aussi le joueur à constituer une équipe, les différents membres qui la composent peuvent aussi être équipés de différents équipements et évoluer.

La progression se fait bien ressentir et c’est un gros bénéfice pour le jeu puisque la répétitivité de certains affrontements aura un réel effet sur les personnages et leur efficacité. Les habitués du genre trouveront très vite leurs repères, puisque rien ne change drastiquement d’un J-RPG classique. Il faudra seulement s’approprier les différents menus du jeu pour une bonne compréhension des ajustements et améliorations.

Vous pouvez fonder une équipe de différents personnages dans Scarlet NexusOn ne demande qu’un artbook de Scarlet Nexus !

Le bestiaire de Scarlet Nexus est probablement quelque chose qui aura attiré votre attention si le soft vous fait de l’œil depuis son annonce. Sur ce point, il faut bien admettre que le studio a effectué un excellent travail. Les bébêtes qui arpentent les différents niveaux du jeu sont originales. Elles possèdent donc leur propre tactique de combat, des faiblesses, des défenses et devront donc être observées, étudiées avec soin.

Lors de notre essai de quelques heures, Scarlet Nexus nous a laissé une bonne impression, de manière globale. Même si la progression est extrêmement linéaire et nous donne parfois trop l’impression d’être cloisonnés, le gameplay est en revanche un vrai défouloir. Les combats du jeu sont pour le moins dynamiques et les coups portés par notre personnage délivrent de véritables sensations de puissance.

Le mélange entre les attaques de mêlée et la télékinésie est une excellente idée. L’usage des pouvoirs des autres membres de notre équipe est aussi un bon moyen de diversifier les combats. On notera aussi le bestiaire original du jeu qui ne cesse de nous étonner. En revanche, le manque de cinématiques et la présentation des dialogues façon J-RPG à l’ancienne plombe un peu la narration. De ce côté, on aurait préféré quelque chose de plus vivant, collant avec le gameplay.

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