En 2018, BigBen Interactive, que l’on nomme désormais Nacon Gaming, s’offrait les droits de distribution pour la franchise Werewolf – The Apocalypse. Il n’aura fallu que 2 petites années à l’éditeur pour mettre Cyanide Studio sur le coup et nous délivrer Hearthblood. Ce n’est que quelques mois avant sa sortie que Nacon nous a présenté le titre avec une cinématique d’enfer. Celle-ci servira d’ailleurs d’introduction au jeu, histoire de mettre le joueur dans l’ambiance de la meilleure façon possible.

Quand l’écologie paye le prix du sang

Dans Werewolf : The Apocalypse – Earthblood, nous poursuivons l’aventure de Cahal, un Garou capable de prendre diverses formes pour mener à bien ses objectifs. Cahal et sa meute ont pour seul objectif de stopper les mégacorporations qui mettent à mal la Terre, à commencer par Endron International. Après un tragique incident l’obligeant à prendre la fuite et laisser sa fille et ses compagnons sans nouvelles, Cahal décide de revenir se battre pour retrouver son honneur et revoir son enfant.

Le jeu propose des dialogues à choix multiples sans incidence
Le jeu propose des dialogues à choix multiples sans incidence

Le jeu met ainsi en place un système action-RPG assez classique. Cahal établira des plans pour venir à bout d’Endron International en mêlant combats et phases d’infiltration. Comme dit plus haut, Cahal à la possibilité de prendre différentes formes. La forme humaine sert bien entendu à interagir avec ses semblables ou activer des éléments dans le décor. La forme Loup lui offre une approche plus tactique. Il peut ainsi se faufiler dans de plus petits espaces, se déplacer rapidement et surtout sans être vu. Enfin, la forme Loup-garou est celle destinée aux combats.

Des affrontements bestiaux pour assouvir nos instincts primitifs

Les combats s’activent une fois que notre protagoniste est repéré ou lorsque le joueur rencontre un boss. Notre personnage se métamorphose alors en bête assoiffée de sans et une musique Metal s’enclenche. Tout est fait pour transmettre au joueur ce désir de violence qui envahi Cahal lorsqu’il devient un loup-garou. L’effet est plutôt réussi. Cela dit, le jeu permettra aussi à Cahal de se métamorphoser d’un coup en appuyant L1/LB durant un dialogue s’il sent que les choses tournent mal.

Une fois plongé dans l’action, notre personnage dispose d’attaques légères, lourdes ou sautées. Activer la gâchette de droit donne accès à des techniques spéciales comme la possibilité de se soigner ou bondir sur un ennemi à distance. Cela dit, ces techniques consommeront de l’énergie acquise en éliminant d’autres PNJ.

Un système de combat enrichit pour Werewolf The Apocalypse Earthblood

Werewolf : The Apocalypse – Earthblood dispose de plusieurs types d’ennemis. Il y a les soldats d’Endron classiques, ce que nous appelons de la chair à canon, utiles pour recharger notre barre d’énergie. Il y a ensuite des soldats équipés de boucliers, des plus musclés, des exo et même des ennemis équipés d’armes à balles d’argent qui font bien mal. L’ensemble reste donc très classique et il faudra adapter sa technique de combat en fonction de ce qui se trouve en face de nous.

Au fil du combat, une jauge spéciale se chargera pour finalement entrer dans un mode de rage dévastateur. Cela dit, en mode normal et durant les premières heures de jeu, les combats ne durent jamais assez longtemps pour pouvoir en profiter. Une fois un combat terminer, la santé de Cahal se recharge et toutes ses jauges reviennent à zéro. Il est donc inutile de penser à « conserver » sa rage pour le combat suivant, c’est dommage.

Enfin, les combats rapportent de l’expérience à notre personnage, tout comme trouver les « esprits » dissimulés dans le décor et servant de prétexte au côté spirituel et moralisateur du scénario. En gagnant des niveaux, Cahal peut obtenir diverses compétences réparties sous deux branches, celle de l’attaque ou de la furtivité. Rien de très compliqué, Werewolf : The Apocalypse – Earthblood est clairement un RPG accessible à tous et donne par ce système une bonne sensation de progression.

Une technique très décevante pour Werewolf The Apocalypse Earthblood

Côté technique, Werewolf : The Apocalypse – Earthblood n’est vraiment pas une claque. Sur le plan visuel, nous avons au mieux affaire à un jeu PS3, bourré d’aliasing et aux déplacements rigides. Les animations faciales et la modélisation des PNJ sont assez bâclées à l’exception de Cahal qui semble le seul à avoir intéressé les développeurs. Les environnements extérieurs sont de leur côté peu détaillés et colorés de façon maladroite. En intérieur, c’est-à-dire dans les locaux d’Endron, tout se ressemble. De mission en mission, nous avons simplement l’impression d’assister au niveau précédent réagencé. La routine s’installe donc très rapidement.

L'horreur échoue sur ce plan !Après être passé dans les conduits de ventilation, piraté quelques sorties d’ennemis et désactivés quelques caméras une dizaine de fois, on a l’impression que Werewolf : The Apocalypse – Earthblood a déjà montré tout ce qu’il avait en réserve après seulement 2-3 heures de jeu.

Parlons également de l’IA extrêmement scriptée et prévisible. Les ennemis sont bêtes à manger du foin et, une fois vaincus, se volatilisent ! Une chose que l’on espérait plus voir en 2020, au même titre que nos alliés qui nous traversent si on se trouve dans leur passage.

Faux espoirs et déceptions

Werewolf : The Apocalypse – Earthblood est donc assez décevant. Le jeu offre des combats plutôt dynamiques, il y a de très bonnes idées quoique peu innovantes. Pour tout ce qui est du reste, le jeu de Cyanide donne l’impression de nous faire jouer à la bêta d’un jeu PS4 de début de génération. Les environnements manquent cruellement d’originalité, les graphismes sont décevants, l’aventure est bien trop scriptée et l’IA limitée. Ajoutons à cela un doublage monotone qui brise toute naissance de sentiment d’empathie pour les quelques scènes « touchantes » de la campagne. C’est dommage, car la cinématique d’introduction nous a vendu du rêve.

Points positifs:

  • Des combats dynamiques
  • Un aspect light-RPG accessible à tous
  • Les trois formes de Cahal diversifient l’expérience
  • 60fps sur next-gen

Points négatifs:

  • Visuellement daté
  • L’IA, le level design et le character design très décevants
  • Un doublage très monotone brisant l’immersion
  • Des dialogues à choix multiple sans impact


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Fiche technique de Werewolf The Apocalypse – Earthblood :Éditeur : Nacon Gaming
Développeur : Cyanide Studio
Date de sortie : 4 février 2021 sur PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series X|S et PC
Type : Action RPG
Multi : non
Langue : anglais sous-titré français

RÉSUMÉ DU TEST
NOTE GLOBALE
6
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Fan des jeux vidéo depuis la première Playstation, et plus particulièrement depuis la sortie de Metal Gear Solid 1, j'ai maintenant décidé d'être un acteur à part entière de ce monde fascinant des jeux vidéo en créant 4WeAreGamers.

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