Après une clôture très satisfaisante de la saga du Dragon de Dojima dans Yakuza 6, le studio Ryu ga Gotoku s’est attelé à nous délivrer un remake du deuxième opus. Par la suite, il était temps pour les développeurs et SEGA de passer à la suite avec Yakuza Like A Dragon. Le jeu marque un nouveau chapitre dans la saga et ne porte donc pas le chiffre 7. Avec ce nouvel opus, nous faisons la découverte de plusieurs nouvelles choses, à commencer par un protagoniste flambant neuf.

Du sang neuf pour un nouveau départ

Ichiban Kasuga est un apprenti Yakuza du quartier de Yokohama, attaché à la famille Arakawa. L’aventure commence sur un ton léger. On se rend vite compte que le jeune Ichi est assez maladroit et parfois idiot. Il est néanmoins très volontaire. Ce trait de caractère le poussera plus tard à avouer un crime dont il n’est pas responsable pour protéger la famille Arakawa et son mentor Masami Arakawa qu’il considère comme son père.

Ichi se prend alors quinze longues années de prison dans les dents, ainsi que 3 ans supplémentaires pour mauvaise conduite en cellule. Après cette colossale incarcération, notre jeune Yakuza sort de prison en pensant qu’il sera accueilli comme un héros par Masami Arakawa. Mais il n’en est rien. Personne ne l’attend à la sortie. Pire encore, il découvrira très rapidement que la personne qu’il considérait comme son père semble s’être tournée vers de nouveaux objectifs, un nouveau clan et une nouvelle vie.

Pourquoi Ichiban a-t-il été ainsi oublié par la famille Arakawa ? La trame se veut très linéaire dans la façon dont le joueur sera amené à découvrir ce qu’il s’est passé ces 18 dernières années. Malgré une intrigue prenante, l’ensemble pose malgré tout certaines barrières qui accusent un manque de liberté dans le rythme de cette enquête.

Une transition délicate et bien amenée

Yakuza Like A Dragon marque ainsi son détachement de l’histoire plus sombre de Kazuma Kiryu. Grâce à un nouveau protagoniste à l’identité très intéressante, le jeu parvient à transporter presque immédiatement le joueur dans un univers au ton plus léger, parsemé d’un humour très asiatique. Cet aspect apporte sans conteste un véritable vent de fraîcheur sur la saga. Ichi est un personnage très attachant sur lequel il est plaisant de découvrir des choses. Cela ne veut pas dire que le thème des yakuzas est oublié pour autant. Tous les points essentiels de cette mafia sont au cœur de la narration.

L’aventure se déroule toutefois en deux temps. Le premier est une introduction lente et longue. C’est durant les quelques premières heures de jeu que le joueur découvrira Ichi, sa bande et son quartier avec des dialogues un peu bateau quoi que dépeignant doucement un tableau de trahison alléchant.

Ce n’est donc pas l’énorme introduction qui présentera les réels atouts de l’épisode. Disons qu’elle sert simplement à placer les bases et surtout présenter le tout nouveau système de combat au tour par tour pour lequel opte la saga.

Yakuza Like A Dragon n’est effectivement pas un beat’em up comme ses prédécesseurs. Ici, le jeu propose à ses acheteurs des moments de réflexion durant lesquels il faudra choisir entre une attaque, une défense, une attaque spéciale ou l’utilisation d’objets.

Le fonctionnement des combats se déroule de façon très classique et ne déstabilisera pas les habitués du genre RPG. Ces affrontements sont relativement intuitifs, mais il faudra tenir en compte la jauge de Points de Mana (PM) pour les attaques spéciales (plus efficaces) et apprendre l’utilité des différents consommables.

Yakuza Like A Dragon opte pour le tour par tour

Un système RPG un peu trop passif pour Yakuza Like A Dragon

A chaque victoire, Ichi remportera des niveaux qui amélioreront son attaque, sa défense, ses PM et plus encore. Au début du jeu, celle-ci sera assurée, mais les combats gagneront en intensité et surtout en intérêt une fois l’intrigue principale démarrée. Par la suite, d’autres personnages rejoindront la bande de notre protagoniste.

En combat, le joueur pourra interchanger de personnage et animer ces affrontements avec des QTE et des interactions avec le décor pour mettre les ennemis à terre. Bien que l’on pourrait croire qu’un système de tour par tour ou la temporisation est de mise provoquerait une baisse de dynamisme flagrante, Yakuza: Like A Dragon parvient avec brio à dynamise la chose avec des vannes et des interventions bien sympas.

Ichiban et sa bande cassent la baraquePour parvenir à affronter les plus grandes menaces, Ichi et sa bande pourront s’équiper pour gagner en statistiques ou même bénéficier de certains avantages pour leurs métiers. Vous avez bien lu, ces spécialisations confèrent à nos personnages certains avantages non négligeables durant les combats.

Cela dit, on regrettera ce système d’évolution passive dans lequel les choix du joueur n’interviennent pas. Chaque augmentation de statistique ou l’apprentissage de compétences se déroulera de manière automatique selon le niveau du personnage. La personnalisation de l’expérience est de ce fait limitée.

Le seul aspect sur lequel le joueur pourra poser son influence est la manière de façonner les traits de caractère d’Ichi. Durant l’aventure, il est possible de réaliser des choix en mission qui transformeront les critères de passion, de confiance en soi, de charisme, de gentillesse, d’intelligence ou de style. Cela métamorphosera Ichi vis-à-vis du lien qu’il entretient avec sa bande.

Yokohama ne dort pas

Comme tout bon jeu nippon, Yakuza Like A Dragon regorge de missions annexes et d’activités en tous genres. C’est un moyen parfait pour allonger la durée de vie du soft, écarter le joueur de l’intrigue principale, mais le jeu le fait d’une façon plutôt intelligente.

Le quartier de Yokohama propose mille et une activités variées, des restaurants et des boutiques qui constituent des interactions et mini jeux divertissants. Il faut évidemment adhérer de base à cette recette si typique des jeux Yakuza. Ces activités permettent aussi au tout de prendre un peu de légèreté et se rappeler que les quartiers japonais peuvent être de vrais défouloirs.

Le quartier de Yokohama est également très joli. Les ruelles sont bien modélisées, vivantes et colorées. Les fans de la saga seront ravis de retrouver cette ambiance typique. Les personnages sont pour leur part réussis, mais manquent tout de même d’un peu de vie. Certains donneront l’impression d’être des automates et ne vous calculeront pas. Des passants vous foncent dedans sans état d’âme ou répètent les mêmes phrases à longueur de temps, peu importe la situation gênante dans laquelle vous pouvez les mettre.

Sur Xbox Series X, le titre propose deux modes graphiques. Le premier affiche le jeu dans une résolution native en 4K pour 30 images par seconde, l’expérience Yakuza classique sur console. Le second en revanche, passe aux 60 IPS, ce qui est tout de même beaucoup plus appréciable. La concession se fait au niveau de la résolution qui passe au 2K upscalé, mais qui ne marque franchement aucune grosse baisse de qualité visuelle, fort heureusement.

Yakuza Like A Dragon présente un avenir radieux

Dans sa globalité, Yakuza Like A Dragon est un opus qui relance un peu la machine de la saga en osant la différence. C’est en restant parfaitement dans la thématique que le studio Ryu ga Gotoku est parvenu à faire du neuf avec du vieux. Le système au tour par tour amène un côté stratégique intéressant, mais on aurait néanmoins apprécié une fonction de combat en temps réel façon Final Fantasy XV pour les puristes.

La direction artistique est quant à elle solide, même si certains PNJ auraient mérité un peu plus de comportements naturels et que les visuels ne sont pas dignes de la nouvelle génération. Le jeu a bénéficié de belles améliorations techniques depuis sa version preview sur Xbox Series X, ce qui lui vaut une version finale très stable et appréciable.

Bien que le rythme de l’aventure prenne son temps pour démarrer pleinement, le joueur s’immergera dans une intrigue très intéressante aux commandes d’un personnage très attachant, aux valeurs fortes. Une grande réussite pour SEGA qui donne de très bons espoirs pour la suite.

Points positifs:

  • Une direction artistique plutôt réussie
  • Un personnage principal attachant
  • Une intrigue immersive
  • Le quartier de Yokohama vivant et rempli d’activités
  • Un gameplay au tour par tour classique, mais efficace
  • De bonnes performances sur Xbox Series X
  • Du sous-titrage français

Points négatifs:

  • Certains PNJ encore très robotiques
  • Un aliasing à soigner
  • Un progression de personnage trop passive


Yakuza Like A Dragon a été testé sur Xbox Series X et une TV LG OLED 65 CX

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Fiche technique de Yakuza Like A Dragon :

Éditeur : SEGA
Développeur : Ryu ga Gotoku
Date de sortie : 10 novembre 2020 sur PS4, Xbox One et Xbox Series X|S. Le 2 mars 2021 sur PS5.
Type : Aventure / RPG
Multi : non
Langue : anglais ou japonais sous-titré français

RÉSUMÉ DU TEST
NOTE GLOBALE
8,5
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Fan des jeux vidéo depuis la première Playstation, et plus particulièrement depuis la sortie de Metal Gear Solid 1, j'ai maintenant décidé d'être un acteur à part entière de ce monde fascinant des jeux vidéo en créant 4WeAreGamers.

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