Après l’annonce des prochains opus WRC pour plusieurs années et le passage de la franchise chez Codemasters en 2023, on se demandait si Kylotonn aurait encore la volonté de consacrer beaucoup d’énergie à l’évolution de la série. Un an après le très bon cru WRC 8, Nacon Gaming revient avec l’épisode 9 du jeu officiel du Championnat du monde de Rallye dans WRC 9. Mais cette nouveauté est-elle prometteuse?

Trois nouvelles destinations pour une Carrière plus riche

La campagne de WRC comprend maintenant le Safari Rally du Kenya, du Rally Japan et de ses routes asphaltées étroites difficiles ainsi que les magnifiques paysages du Rally New Zealand. Dans l’ensemble, ces nouvelles destinations ajoutent encore un peu d’exotisme à la compétition. Le contenu est donc encore plus conséquent cette année, avec le cumul d’une centaine de spéciales et 12 destinations.

Pour le reste, le jeu tient tout de son prédécesseur. Aucune nouveauté n’est à signaler. On retrouve une gestion d’équipe avec un agenda d’activités. Outre les Rallyes, il y a les entraînements, les jours de repos et il faudra veiller à ce que les membres de l’écurie soient compétents, payés dans les temps et aient un moral au top. On constate aussi le retour de l’arbre R&D pour exploiter au mieux les branches Équipe, Fiabilité du véhicule, Écurie ou les performances du bolide.

Du fan service, idéal pour la vente

Pour ne pas s’exposer à une refonte qui aurait couté beaucoup d’argent et de temps en cette fin de génération, KT Racing a fonctionné autrement. EN 2020, mis à part les 3 nouveaux rallyes, nous avons le droit à 15 voitures de légende. Parmi elles, on retrouve l’Alpine A110 1973, la Toyota Corolla 1999, une Porsche 911 GT3 RS RGT (997) ou encore la Lancia Stratos. Cela ne change pas vraiment la donne pour l’expérience de jeu globale certes, mais il est toujours plaisant de redécouvrir ces modèles avec une conduite actualisée.

Une autre nouveauté en multijoueur est le mode Clubs. Ici, chacun peut y créer son propre championnat et le partager avec la communauté. Ainsi, les autres joueurs peuvent y prendre part et réciproquement. Ce mode ajoute un aspect très communautaire à WRC 9, la franchise rassemblant déjà énormément d’adeptes à ce jour. Rejoindre un club permet d’affronter en différer plusieurs joueurs du monde entier et frimer sur le tableau des scores en réalisant des spéciales parfaites.

Des sensations propres, un gameplay toujours exigeant

Pour ce qui est de la maniabilité, le jeu reprend assez bien les sensations des deux précédents jeux. Le mot simulation prend tout son sens. Malgré les diverses aides à la conduite, WRC 9 est relativement exigeant et ne pardonne pas les erreurs répétées. Réparer son véhicule en plein championnat coute de l’argent et inflige des pénalités de temps. Le système de dégâts est encore une fois d’excellente qualité, avec des répercussions de maniabilité et même sonores sur les freins, les pneus, le turbo et autre. Le soft se trahit en revanche sur sa physique qui, de temps à autre, crée des situations un peu ahurissantes.

Mais dans l’ensemble, la conduite est extrêmement plaisante dans les différentes catégories. Bien évidemment les sensations en WRC Junior n’offriront peut-être le même brin de folie que la pleine puissance de la catégorie reine.

Pour la nouveauté, on repassera

Comme on dit souvent, on ne change pas une recette qui gagne. WRC 8 était déjà très bon, et cette suite peaufine le concept sans en changer les fondements. Globalement, il n’y a pas de raisons de passer à ce titre si l’on possède déjà le précédent. À part l’ajout de quelques circuits et un gameplay légèrement plus équilibré, WRC 9 aurait pu en fait être une mise à jour de son prédécesseur. Côté graphismes, on aurait aussi espéré mieux en cette fin de génération. Là où DiRT Rally flattait la rétine, le dernier né de KT Racing reste en dessous des standards, et c’est bien dommage.

Points positifs:

  • Des sensations de vitesse excellentes
  • Un mode carrière avec un aspect de gestion
  • Les effets de dégâts ont un réel impact sur la conduite
  • Une expérience qui se veut simulation et assez punitive
  • Le mode Clubs, un joli plus au multijoueur

Points négatifs:

  • Graphiquement décevant
  • Peu de nouveautés par rapport à WRC 8
  • Des petits soucis de physique toujours présents
  • Des temps de chargement trop nombreux et longs


WRC 9 a été testé sur une Xbox One X et une TV OLED LG 65CX

Fiche technique de WRC 9:

Éditeur : Nacon Gaming
Développeur : Kylotonn Racing
Date de sortie : 3 septembre sur PS4, Xbox One et PC
Type : Course / Simulation
Multi : oui
Langue : français

RÉSUMÉ DU TEST
NOTE GLOBALE
7,5
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Fan des jeux vidéo depuis la première Playstation, et plus particulièrement depuis la sortie de Metal Gear Solid 1, j'ai maintenant décidé d'être un acteur à part entière de ce monde fascinant des jeux vidéo en créant 4WeAreGamers.

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