Fiche technique de Justice League Doom War :

  • Prix : 35 EUR
  • Public : 12+
  • Collection : DC Rebirth
  • Date de sortie : 26 juin 2020
  • Pagination : 520 pages
  • Scénariste: Scott Snyder / Collectif
  • Dessinateur: Jorge Jimenez, Francis Manapul, Collectif
  • Contenu vo: Justice League #26-39 + DC’s Year of the Villain #1 + Year of the Villain: Black Mask #1 + Year of the Villain: Sinestro #1 + Year of the Villain: Lex Luthor #1 + Year of the Villain: Riddler #1 + Year of the Villain: The Joker #1

Ces derniers temps, Urban Comics se plait à délivrer de copieux ouvrages. À côté du dernier Batman Rebirth ou encore le run Wonder Woman: Guerre et Amour, Doom War vient ainsi conclure la saga Justice League amorcée par Zack Snyder, et faisant partie intégrante de l’univers  de Batman Metal. Le bouquin, de plus de 520 pages tout de même, reprend donc les volumes 26 à 39 de la série Justice League, et se plait à inclure les one shot Year of the Villain en son centre. Ceux-ci sont réalisés par divers artistes de renom et abordent un pan d’histoire de l’homme mystère, de Sinestro, de Black Mask ou encore du Joker par John Carpenter.

Lex Luthor, influencé par l’entité Perpetua, mère des Monitors et conceptrice du Multivers, a depuis quelque temps fondé et dirigé une Légion Fatale dans le but de prouver à l’humanité qu’une seule voie était possible pour la sauver : celle du Mal absolu.

Déclarant une « année du crime » et proposant à chaque super-vilain d’augmenter ses capacités afin de triompher de leurs ennemis, Lex Luthor utilise la technologie extraterrestre pour se métamorphoser en Apex Lex, un être à même de diriger le monde une fois celui-ci asservi.

Un univers décomplexé qui ne plaira pas à tous

L’intrigue se déroule donc après les tomes No/New Justice du même auteur. Justice League: Doom War commence précisément au moment où Lex Luthor entame sa transformation dans le but d’agir sous la bannière de Perpétua. Le récit est au final toujours très « cosmique ». Il use et abuse de termes et synonymes galactiques dans tous les sens et continue d’exploiter les idées de mur source, de créateurs de multivers et autre. Ceux qui n’ont jusqu’ici pas aimé les délires galactiques et interdimensionnels de Snyder pourront aisément passer leur chemin.

Toutefois, on se doit de souligner que l’aventure est toujours très rythmée. A chaque chapitre ses péripéties. Doom War ne manque absolument pas de divertissement, même si on a clairement l’impression que Zack joue à un jeu de surenchère tant au niveau du character design que des agissements des héros et vilains.

Les Year of the Villain pour un break bien mérité

Cela dit, les interludes Year of the Villain permettent de prendre un break vis-à-vis du récit. Situés au coeur de l’ouvrage, ces chapitres donnent un regard neuf sur certains visages emblématiques de l’univers DC. Bien que leur lien avec Justice League soit plus ou moins fort, il s’agit ici de placer certains personnages dans un contexte bien précis et de simplement divertir le lecteur en s’éloignant un peu du concept de Snyder. Il faut avouer que les caprices du scénariste peuvent à la longue mettre notre cerveau sens dessus dessous.

Comme à chaque fois que plusieurs one shot sont inclus dans un seul comics, tous ne se valent pas. On pense notamment au chapitre sur l’homme mystère, assez avare en action et à la finalité terne. Mais il faudra en revanche absolument jeter un œil au tome consacré au Joker, avec l’excellent réalisateur John Carpenter aux commandes. Ce dernier offre une nouvelle réflexion sur la maladie mentale et délivre une conclusion plaisante.

Un univers Justcie League détaillé se conclut

Justice League: Doom War, c’est donc la conclusion d’une série de longue haleine qui méritait vraiment de rentrer dans le détail. Le moindre aspect de l’univers construit par Zack Snyder est éclaté en divers éléments expliqués. Rien n’est laissé au hasard, mais le jeu de termes galactique perpétuel peut perdre le plus rationnel des lecteurs.

Ce volume s’adresse encore une fois à tous les fans de fantaisie pure et ceux qui ne voient aucun mal à s’écarter du tronc DC Comics principal. Les dessins sont à nouveau excellents avec des décors riches et un character design exquis. C’est au final avec cet ouvrage et Le Batman qui Rit: les Infectés que l’auteur prépare précautionneusement le terrain pour son grand final avec Dark Knights: Death Metal prévu fin d’année.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here