Underwater, quatrième long métrage du réalisateur William Eubank, embarque les spectateurs dans un voyage des abysses, à plus de 10 km sous les mers. Il faut avouer que cet univers inconnu se situant loin en dessous de nos pieds a toujours fasciné la population et est un parfait sujet pour un film de science-fiction. Jouant sur ce domaine très méconnu, l’homme nous délivre plus d’une heure et demie de spectacle avec pour stars Kristen Stewart, Jessica Henwick et Vincent Cassel parmi d’autres têtes un peu moins connues.

Synopsis:
Une équipe scientifique sous-marine fait face à un tremblement de terre. Sous l’eau, ils vont devoir essayer de survivre. 

Le film commence donc sans trop de mise en contexte. Une équipe de chercheurs se retrouvent coincés dans une station de forage à plus de 10 km de profondeur après un tremblement de terre. Le seul moyen pour le Capitain Lucien (Vincent Cassel) et son équipe de s’échapper de là est de traverser la station endommagée en faisant un petit détour par l’extérieur.

L’inconnu pour seul angoisse

Justement, l’extérieur de la station plonge les personnages dans un univers extrêmement sombre et dont la menace est difficile à jauger. De plus, l’énorme pression exercée à cette profondeur peut mettre cette équipe en danger si la moindre faille se fait ressentir sur la combinaison qui leur permet de mettre le pied dehors.

La trame d’Underwater, assez peu charnue, joue assez souvent sur cette contrainte de pression. Très vite, les personnages vont comprendre que le danger est à leur porte. Des créatures sont apparues et attaquent la station et ses occupants. S’en suit alors plus d’une heure de bataille pour survivre contre ces bébêtes de l’enfer.

Underwater ne prend aucun risque

D’un point de vue réalisation, rien ne semble clocher. Tout est parfaitement maîtrisé, même si le faible éclairage des scènes (milieu oblige) implique quelques interrogations quant à la mise en place des événements. Là où ça coince, c’est sur l’aspect rationnel de la chose. Des créatures de forme presque humaines avec des yeux brillants attaquent cette bande de 6 collègues, mais, on se demande pourquoi faire tout un foin autour de la lumière qu’émet les combinaisons. Cette luminosité est déjà jugée dangereuse puisqu’elle attire les créatures. Cependant, le milieu complètement noir que représentent les abysses de l’océan devrait plutôt contenir des créatures aux facultés sensorielles surdéveloppées. La vue ne leur servirait en effet à rien.

Underwater ne prend aucun risque et reste classiqueMis à part cette lutte incessante pour rejoindre les capsules de survie, il ne se passe pas grand-chose d’autre dans Underwater. Sa construction est tout aussi classique. le déroulement est d’un déjà vu incontestable. Le sort de chaque personnage est presque prévisible dès les premières minutes et le film ne prend aucun risque.

Le classicisme à l’état brut

Underwater marche donc sans gêne sur les plates-bandes des précédentes productions du genre. À l’instar de la grosse majorité de films de science-fiction impliquant la survie d’un équipage, le dénouement perceptible d’entrée de jeu. Ce n’est peut-être qu’en jouant sur cet univers inconnu que sont les grandes profondeurs que l’angoisse joue un petit rôle. Mais dans l’ensemble, Underwater est extrêmement classique et peine véritablement à se démarquer de ses semblables. S’il n’est pas un incontournable de 2019, il reste néanmoins sympa à regarder une fois chez soi.

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