Le T-800 est en vogue en ce moment. Il fait d’ailleurs de nombreuses apparitions dans le secteur du jeu vidéo, que ce soit dans un opus entièrement dédié ou en guest dans d’autres franchises. Mais tout ceci n’est pas anodin. C’est en effet un très bon coup marketing pour promouvoir Terminator: Dark Fate, le tout dernier film de la série de 20th Century Fox.

Synopsis:
De nos jours à Mexico. Dani Ramos, 21 ans, travaille sur une chaîne de montage dans une usine automobile. Celle-ci voit sa vie bouleversée quand elle se retrouve soudainement confrontée à 2 inconnus : d’un côté Gabriel, une machine Terminator des plus évoluées, indestructible et protéiforme, un « Rev-9 », venue du futur pour la tuer ; de l’autre Grace, un super-soldat génétiquement augmenté, envoyée pour la protéger. Embarquées dans une haletante course-poursuite à travers la ville, Dani et Grace ne doivent leur salut qu’à l’intervention de la redoutable Sarah Connor, qui, avec l’aide d’une source mystérieuse, traque les Terminators depuis des décennies. Déterminées à rejoindre cet allié inconnu au Texas, elles se mettent en route, mais le Terminator Rev-9 les poursuit sans relâche, de même que la police, les drones et les patrouilles frontalières… L’enjeu est d’autant plus grand que sauver Dani, c’est sauver l’avenir de l’humanité.
Avec Tim Miller (Deadpool / Sonic: Le Film) pour réalisateur, Terminator Dark Fate tente de prolonger un héritage reposant sur les épaules de Arnold Schwartzenegger, entre autres, qui représente la véritable vedette de cette saga culte. Mais la nouvelle production cinéma célèbre aussi le retour de Linda Hamilton qui reprend son rôle de Sarah Connor. Notre casting a donc assez bien vieilli, cela va sans dire.
D’ailleurs, dès les premières bandes-annonces du film, nous doutions quant à la prestance de l’actrice dans un rôle normalement si dynamique, avec une légère touche de sensualité. Parlons franchement, nos craintes se sont confirmées en regardant Terminator: Dark Fate. Linda Hamliton semble vouloir en faire de trop et revient d’une époque lointaine. Piquant par-ci et par-là quelques idées et répliques piochées par le réalisateur pour tenter de faire des hommages peu subtils aux tout premiers films, le tout fait assez tache sur le tableau.
Linda Hamilton sème le doute quand au retour de Terminator
Mais ça ne s’arrête pas là. À un moment donné, le scénario nous ressert du T-800 avec les traits d’un Schwartzy vieilli et qui semble avoir trouvé un semblant de vie de famille. En surface, cela peut paraître touchant. Mais cela ruine en réalité totalement le mythe du T-800 redoutable. Petit à petit, nous avons donc l’impression que Terminator: Dark Fate annonce doucement la retraite de ce casting. Par chance, l’excellente Mackenzie Davis rend un souffle de jeunesse à tout cet arrière-plan poussiéreux. Gabriel Lune, qui incarne le sanglant Terminator Rev-9 offre lui aussi quelques superbes scènes d’action. Même si le concept de cette machine n’est encore qu’une surenchère à tout ce qui a été fait précédemment, cet ennemi a de la gueule et inspire la crainte.

Terminator Dark Fail

Terminator: Dark Fate n’est au final qu’un rescript usant de vieilles références et sans originalité. Servant davantage de produit marketing pour relancer les produits dérivés et rééditions d’anciens films, Terminator Dark « Fail » n’est définitivement pas le retour que l’on attendait. Mais est-ce qu’on en attendait bien un, déjà?
C’est bien dommage, car la production est pourtant très soignée. Les plans de caméra et les effets spéciaux sont réalisés soigneusement. Si le casting a dû ajouter quelques zéros à la facture des prestations pour la réalisation du film, cela ne le sauve guère. La crédibilité de la série tout entière se voit donc entachée par une réalisation de trop, saupoudrée de scènes d’action soporifiques et interminables. On ne regardera qu’une fois, pour notre culture générale, mais le plaisir s’arrêtera à ça.

RÉSUMÉ DU TEST
NOTE GLOBALE
6
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Fan des jeux vidéo depuis la première Playstation, et plus particulièrement depuis la sortie de Metal Gear Solid 1, j'ai maintenant décidé d'être un acteur à part entière de ce monde fascinant des jeux vidéo en créant 4WeAreGamers.

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