Fiche technique de The Outer Worlds :

Éditeur : Private Division
Développeur: Obsidian
Date de sortie : 25 novembre 2019 sur PS4, Xbox One et PC
Type : Action-RPG
Multi : Non
Langue : Anglais sous-titré

« Obsidian est de retour! » ont scandé les fans de Fallout New Vegas maintenant devenu une véritable référence dans les jeux d’aventure RPG. Le studio pose en effet d’entrée de jeu les bases de sa réalisation légendaire sur cette fin de génération de consoles avec The Outer Worlds. Le jeu sonne tout de suite juste aux oreilles de ceux qui avaient passé des dizaines ou centaines d’heures sur le jeu phare du studio américain. Que ce soit dans l’esthétique ou dans son concept globale, le jeu parvient déjà à en convaincre plus d’un par le biais de quelques trailers et séquences de gameplay. Il faut dire qu’après l’échec cuisant de Fallout 76, il ne faudra pas insister longtemps pour jouer sur la nostalgie des joueurs et attirer les foules. Mais nous allons avant tout décortiquer cette nouvelle franchise afin de comprendre son fonctionnement et déterminer si oui ou non le successeur spirituel de New Vegas réside en The Outer Worlds.

L’heure de la colonisation à sonné. En partance pour le système solaire d’Halcyon, vous et votre équipage vous retrouvez cryogénisés 70 longues années au lieu de la décennie prévue. C’est au terme de cette très longue période qu’un savant fou faisant partie intégrante de votre équipe d’aventuriers de l’espace décide de vous réveiller. Comme vous pouvez vous en douter, beaucoup de choses ont changé en 60 années. Votre vaisseau de colonisation pour beaucoup disparut à jamais dans l’espace n’est devenu qu’un mythe. De multiples corporations se sont emparées des planètes et lunes du système d’Halcyon, réduisant à l’esclavage les habitants. Une bonne partie d’entre-eux se sont faits une raison et jouent le jeu de cette gouvernance malsaine alors que d’autres forment des regroupements rebelles. Vous, en tant que colon d’un autre âge, débarquez dans cet univers bouleversé afin de tirer au clair ces affaires politiques délicates et tâcher de remettre les pendules à l’heure.

Là où l’immersion commence

Comme tout RPG qui se respecte, votre prise en main avec le soft d’Obsidian commence par la création de votre personnage. Proposant de multiples possibilités, vous pourrez orchestrer la naissance d’un avatar à votre image. Par la suite, le jeu vous donne quelques points de compétence à répartir sur 7 branches principales de l’arbre de compétence. Il sera possible plus tard dans l’aventure de peaufiner cet arbre et aller y déposer quelques points dans les sous-embranchements qui les composent. En attendant, ce premier contact permet avant tout de cibler votre style de jeu, qu’il soit basé sur les combats d’armes à distance, la persuasion dans les dialogues ou encore le piratage des systèmes. A vous de décider donc, mais pas de panique puisqu’il n’est théoriquement pas possible de faire de mauvais choix. L’application de ces points n’influenceront pas non plus le début de votre aventure de manière drastique. Il est donc tout à fait possible de contre-balancer votre premier choix après quelques heures de jeu en appliquant des PC ci-et-là dans l’arbre de compétences.

A chaque niveau gagné pendant l’aventure, 10 points de compétence vous seront attribués. Un point d’avantage sera également attribué au joueur tous les deux niveaux, une sorte de petit bonus destiné à améliorer les capacités de l’avatar comme ses dégâts, sa force physique, ses déplacements ou tout autre paramètre affectant directement le gameplay. Les Points de Compétence ne sont évidemment pas le seul paramètre influant sur vos compétences. Vous pouvez aussi bénéficier d’avantages attribués grâce à votre compagnon ou votre équipement. Par exemple, un PNJ vous proposera de vous accompagner au cours d’une mission pour finalement rejoindre votre équipage. L’accepter à vos côté vous donnera des avantages non-négligeables pour la suite des événements.

Un RPG qui tient beaucoup du passé

 A côté de ça, les joueurs qui se souviennent de la bonne époque des RPG à choix multiple auront le plaisir de constater que le soft d’Obsidiant offre énormément de possibilités en ce qui concerne les dialogues. Ces choix influencent de manière plus ou moins forte le déroulement de l’action et la perception qu’ont les PNJ à votre égard. Il ne faudra toutefois pas être fâchés avec la langue de Shakespeare puisque The Outer Worlds n’a pas eu droit à un doublage français. Il faudra donc se farcir les (très) nombreux dialogues, ce qui peut être pompeux pour certains. Outre les dialogues, vos actes peuvent aussi avoir des conséquences. Lors d’une quête donnée, vous pourrez tout aussi bien la jouer réglo et l’accomplir dans les règles de l’art ou, au contraire, se la jouer bandit et pirater, voler, piller ceux ou ce qui sera nécessaire pour obtenir ce qui vous faut. The Outer Worlds est donc extrêmement permissif dans son approche mais il faudra à chaque instant peser le pour et le contre. Prendre des risques fait partie du gameplay et peut être extrêmement satisfaisant, palpitant ou au contraire punitif. La résolution de quêtes peut ainsi s’effectuer de plusieurs manières. Dans un monde ou les tensions sont présentes entre les différents « clans », orienter le gameplay vers la manipulation des PNJ et jongler avec le scénario est très plaisant.

Si The Outer Worlds ne jouit pas d’une durée de vie comparable à un Skyrim ou autre, la grosse vingtaine d’heures nécessaire à la complétion de l’aventure principale nous suggère une grande rejouabilité. C’est en tout cas l’opportunité que nous offre tant de dialogues à choix multiple et la réputation que l’on peut donner à notre personnage. Le relationnel impacte beaucoup l’expérience du joueur et une nouvelle partie peut être totalement différente en fonction des choix effectués. Des options scénaristiques pourraient s’ouvrir alors que d’autres se fermeront si vous abordez mal un personnage ou une situation.  A ce moment, le partage communautaire entre les joueurs peut aussi avoir un impact significatif sur le déroulement des événements. Le partage des expériences de jeu vécues à tel ou tel moment dans une mission peut pousser certains joueurs à tenter quelque chose qu’il n’aurait jamais essayé en temps normal.

Tant sur le plan artistique que scénaristique, le jeu surprend plus d’une fois. Le jeu d’Obsidian s’accommode en effet parfaitement à chaque situation. En fonction des choix effectués, des dialogues ou même de vos compétences, les relations et la trame se métamorphose pour rendre le tout agréable. Le tout est bien entendu agrémenté d’un humour très particulier qui n’est pas sans nous rappeler la franchise Borderlands de Gearbox Software, mais la touche New Vegas n’en est pas exclue pour autant. Bien que daté visuellement, le jeu délivre un univers coloré et riche qui nous plait de parcourir au long des missions. Ce qui est un fait, c’est que c’est véritablement l’apparence de The Outer Worlds qui nous permet de le ranger aux côtés des productions Bethesda. Le tout sent bon le RPG copieux mais reste malgré tout assez classique dans sa formule. Il ne révolutionne donc pas le genre et certains trouveront même peut être l’intrigue principale un peu trop simpliste, empêchant le scénario de tomber dans un certaine complexités en y insérant des complots, des nuances politiques, des conflits d’intérêt ou autre.

Si vous cherchiez un titre permettant de contourner Fallout 76 et vous rendre les sensations octroyées par ses prédécesseurs, The Outer Worlds fera parfaitement l’affaire. Le jeu d’Obsidian donne en effet une réelle expérience RPG digne des meilleures productions de la génération précédente. Là ou ça casse, c’est avant tout sur le petit manque d’audace dans l’ajout de mécaniques qui pourraient renouveler la formule. Le jeu n’apporte en effet rien de très particulier au genre et se contente d’un contenu aussi riche et plaisant que l’on pouvait s’attendre. Il manque également un peu de complexité dans l’intrigue et de profondeur dans la personnalité de certains PNJ restant très prévisibles. On appuiera cette constatation à l’égard des compagnons ayant rejoint votre vaisseaux qui, dans certains cas, peuvent s’avérer assez fatiguant et peu intéressants. Le jeu s’en sort ceci dit très bien et délivre une excellente rejouabilité grâce au fait de pouvoir jongler avec les dialogues et le relations par rapport aux différents personnages principaux comme secondaires. Il reste ainsi un RPG incontournable de cette année.

Points positifs:

  • Une aventure riche et variable
  • Un univers coloré et unique
  • Une direction artistique un peu datée mais rappelant aux joueurs l’origine du soft
  • Un arbre de compétences étoffé
  • De l’humour bien présent sans exagération
  • Une prise en mains assez facile pour un RPG de cette envergure
  • De l’action et du gun fight bien dosés

Points négatifs:

  • Pas de doublage VF, beaucoup de texte à lire
  • Certains personnages très clichés
  • Le tout manque un peu de complexité, tant sur le plan scénaristique que relationnel avec les PNJ
  • Le vaisseau, un HUB « vivant » inintéressant


SITE OFFICIEL DE THE OUTER WORLDS


 

APERÇU DE REVUE
NOTE GLOBALE
8,5
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Fan des jeux vidéo depuis la première Playstation, et plus particulièrement depuis la sortie de Metal Gear Solid 1, j'ai maintenant décidé d'être un acteur à part entière de ce monde fascinant des jeux vidéo en créant 4WeAreGamers.

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