Fiche technique de Concrete Genie :

concrete genieÉditeur : Sony
Développeur : Pixelopus
Date de sortie : 9 octobre sur PS4
Type : Aventure
Multi : non
Langue : français

C’est lors de l’E3 2018 que Sony nous présentait lors de sa conférence une vidéo d’un petit jeu encore inconnu, mais qui a rapidement su se faire une place dans le cœur des joueurs grâce à sa patte artistique unique. Un an plus tard, Concrete Genie est enfin disponible et nous avons pu mettre la main dessus pour voir ce qu’il a dans le ventre.

Une fine lumière dans un océan de ténèbres

Votre histoire commence dans la ville fictive de Denska, vous incarnez un jeune garçon répondant au nom de Ash. Votre personnage est un mordu de dessin et a la tête constamment plongée dans son carnet à faire divers monstres qu’il affectionne. Il sera dérangé par une bande de jeunes enfants qui s’amuse à martyriser le héros et à lui déchirer son précieux cahier en éparpillant un peu partout les pages. Après une suite d’événements aussi improbables qu’étranges, vous ferez l’acquisition d’un pinceau magique qui donnera naissance à toutes les créatures que vous dessinerez dans la ville. Vous allez devoir lutter contre les ténèbres qui s’installent lentement à Denska et qui transforment la ville qu’Ash affectionnait tant quand il était plus jeune.

Soyons clairs dès le début, Concret Genies n’est pas le genre de jeu ou la difficulté vous donnera des envies d’exploser de rage. Le titre de Pixelopus est avant tout une ode à un scénario intéressant, mais qui repose avant tout sur la création par la peinture. Ainsi, le gameplay du soft consiste essentiellement éradiquer les ténèbres en allumant le plus possible des lampes dans la ville, peindre à tout va sur les murs, donner vie à vos vieux dessins qui sont également éparpiller dans Denska et à retrouver les fameuses pages perdues afin d’obtenir un catalogue plus fourni pour la personnalisation de vos génies. Car pour vaincre les ténèbres, vous aurez souvent besoin de vos créatures pour passer un obstacle comme brûler une bâche en tissue, mettre du courant électrique dans une boite à fusibles pour ouvrir une grille électrique…

Par ailleurs, nous vous attendez pas à de longues séances de combats intenses, quand vous ne dessinez pas, vous explorer par le biais de plateformes qui sont les toits des maisons par exemple, le level design est d’ailleurs conçu pour que vous exploriez un maximum, mais également à fuir la bande de loubards qui sont déterminés à vous corriger autant de fois qu’ils le peuvent.

Le Picasso des monstres

Comme vous l’aurez deviné, vous devrez toujours et sans arrêt peindre sur les murs des plantes, des arbres, des soleils, des fleurs, de l’eau et évidemment des génies bien que ces derniers ne peuvent pas être conçus comme on le veut. Comme expliqué précédemment, plus jeune, votre personnage à recouvert la ville de petits monstres au crayon, vous devrez les retrouver afin de leur donner vie sous une nouvelle forme, forme que vous pouvez choisir et personnalisée au fur et à mesure que vous trouverez des pages pour votre bestiaire. Il est quand même fort regrettable que la marge de personnalisation soit finalement assez réduite, vous disposerez à chaque fois d’un peu moins de 15 choix par catégories comme des cornes, des queues, des attributs, etc…  À noter également que vos génies vous demanderont souvent d’interagir avec eux, ils voudront soit jouer avec vous soit que vous dessiniez par-ci et par-là tels des éléments purement aléatoires. Si vous acceptez, le génie sera heureux et rempliera votre jauge de « super peinture ». Ce pouvoir vous permettra d’effacer immédiatement les murs touchés par les ténèbres.

Par ailleurs, bien que le but principal est de dessiner, il est fort de constater que la créativité n’est pas mise à l’honneur. Certes, vous pouvez peindre tout un tas de dessins et figures sur un mur, mais le décor que vous allez créer n’apporte quasi rien au jeu ce qui est dommage, les monstres interagissent à peine avec vos décor et personne à part vous ne voient les dessins que vous faîte.

 

C’est court, mais c’est bon

Vendu 29,99 euros, Concrete Genies vous occupera facilement pendant un peu plus de 5 heures en fonction de vos explorations et vos objectifs. Mais même avec une durée de vie aussi réduite, le titre de Pixelopus arrive à être beau et touchant. Les personnages, bien qu’anecdotiques par moment, peuvent dégager une myriade d’émotions et qui se transmet au joueur. La direction artistique quant à elle est tout simplement somptueuse, au fur et à mesure que la ville se colore, on voit aisément la différence entre les ténèbres causées par la pollution et la lumière qui née à partir de vos dessins. Pour conclure, la bande-son est également bien maîtrisée et s’accorde très bien avec le thème et l’ambiance que dégage le jeu.

Au final, Concrete Genie est un titre qui vous fera passer un agréable moment avec une histoire tout aussi travaillée que sa direction artistique. Ici, pas de stress ni de frustration, vous pourrez jouer tout en vous détendant même si techniquement parlant, le soft déçoit par moment. Cela ne vous empêchera pas néanmoins d’apprécier le jeu et de vous amuser à peindre des créatures et des soleils un peu partout.

Points positifs:

  • Un level-design au top
  • Une réalisation esthétique aux petits ognons
  • Compatible VR
  • Une VF bien réalisée
  • Les génies
  • La bande-son
  • Un prix convenable

Points négatifs:

  • Des objectifs de missions parfois mal indiquées
  • Un niveau de créativité qui aurait pu être un peu plus poussé
  • Des combats de boss un peu mou
  • L’IA des loubards un peu faiblarde et aux fraises


SITE OFFICIEL DE CONCRETE GENIE


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