Fiche technique de Ghost Recon Breakpoint :

Éditeur : Ubisoft
Développeur : Ubisoft
Date de sortie : 4 octobre sur PS4, Xbox One et PC
Type : TPS
Multi : oui
Langue : français

Suite directe des derniers événements en date de Ghost Recon Wildlands avec son opération Oracle, Breakpoint amène un contexte bien à lui dans lequel le scénario semble prendre une place plus proéminente que son prédécesseur, ce qui était d’ailleurs une faiblesse cassant l’immersion du joueur. Dans ce nouveau shooter à la troisième personne, le joueur débarque sur l’archipel d’Auroa, un lieu d’une richesse technologique inégalée grâce aux innovations de Skell Technology. Après être entré en total conflit avec le système militaire établit, Cole D. Walker (interprété par Jon Berthal de la série Punisher ou The Walking Dead), ancien Ghost, fonde sa société paramilitaire nommés les Wolves et part sur l’archipel pour s’emparer de de la technologie présente et instaurer un véritable QG depuis lequel il pourra développer des armes dotées d’une IA très dangereuse.

Ghost Recon Breakpoint annonce les wolvesUn grand méchant plus charismatique

Breakpoint bénéficie de l’identité forte de l’acteur Jon Bernthal pour propulser son scénario à un niveau jamais égalé dans la franchise. C’est en effet une mode que l’on retrouve de plus en plus dans le jeu vidéo et cela permet aux joueurs de mettre une identité forte sur un PNJ au lieu d’affronter un personnage lambda habituel et aux traits parfois trop clichés, et cela crée tout son effet! Ici, l’acteur est parfaitement intégré dans le contexte du jeu et fait tout son effet, principalement grâce à une belle évolution dans la modélisation des personnages chez Ubisoft. Si l’on est encore loin de ce qui se fait de mieux à ce sujet, ce nouvel opus semble désormais plus vivant. L’aspect moins robotique des PNJ le rend plus attractifs et l’immersion du joueur n’en est qu’avantagée.

De prime à bord, le monde dans lequel le joueur est projeté présente beaucoup de points communs avec Wildlands, à l’exception de son environnement. Le jeu est ici en total contraste avec son prédécesseur et opte pour un dénivelé cabossé, des montagnes, des grottes et surtout une végétation verdoyante, riche et permettant un tas d’opportunités tactiques. Explorer les contrées d’Auroa est un véritable petit plaisir mais n’est pas spécialement appréciable sur des bolides à cause des nombreux petits chemins sinueux empêchant de prendre des itinéraires rapides. A ce titre, Ubisoft offre la possibilité d’utiliser des hélicoptères comme bon nous semble afin de se rendre sur les lieux de missions. A l’image de la franchise Assassin’s Creed il est aussi possible d’opter pour un mode qui, au lieu d’indiquer clairement l’objectif, se base sur des indices afin que le joueur trouve lui même le point de rendez-vous en exploitant au mieux le terrain de jeu. Un aspect supposé ajouter un certain degré d’immersion et qui plaira sans doute aux amateurs d’exploration.

Notons aussi la présence de Bivouacs, des campements répartis partout sur la map et servant de points de téléportation mais pas seulement. Une fois activé, le joueur peut inviter des joueurs à le rejoindre et ainsi éviter des déplacements longs et fastidieux. L’archipel étant en effet un grand monde ouvert dont Ubisoft à le secret, certains trajets peuvent paraître interminables et l’abus des téléportations ne sera donc pas un péché. Ensuite, une fois installés autour d’un bon feu de camp, les Ghosts pourront invoquer un véhicule débloquer dont des motos, hélicoptères ou voitures blindées mais aussi construire des armes ou des ressources de soin par exemple. Débloquer des bivouacs permet aux joueurs de progresser de manière plus fluide dans les missions en laissant de côté les phases d’exploration pour d’autres moments de « détente ».

En terrain hostile

Entre quelques parcelles de verdure, des bases de Skell Technology sont réparties et bien gardées par les Wolves. Dans Breakpoint, le joueur n’est pas vraiment avantagé puisque l’ennemi bénéficie de technologies avancées et d’un arsenal lourd, le tout agrémenté d’une IA permettant à certains éléments d’agir seuls comme des tourelles sur roues ou des drônes de toutes sortes. Que ce soit au niveau du sol comme dans les airs, la menace est présente, et accroît en fonction du niveau requis pour être invité à se rendre dans la zone concernée. Ubisoft met d’ailleurs l’accent sur le côté infiltration qui reste le meilleur moyen de survivre en terrain inconnu. Alors que le bourrinage pouvait être récompensé dans Wildlands, c’est ici très différent et les développeurs ont d’ailleurs intégré de nouvelles fonctionnalités pour permettre aux joueurs de se fondre dans le décor. L’environnement est à ce titre très interactif puisque l’on peut se cacher dans la haute végétation, se jeter à plat ventre dans les herbes et même se couvrir de boue pour échapper aux radars les plus performants. Côté gameplay, Ghost Recon Breakpoint est ainsi plus évolué que son prédécesseur et donne la sensation d’être une proie des Wolves.

Un aspect RPG bordélique

Que serait un bon Tom Clancy sans aspects RPG à l’heure actuelle? Ghost Recon Breakpoint ne fait donc pas exception à la règle et comprend énormément de mécanismes à comprendre. Trop peut-être puisqu’il faudra tout de même un petit temps d’adaptation aux différents systèmes d’expérience, un point qui n’est vraiment pas aidé par les menus qui, à nos yeux, sont assez peu digestes et souvent mal agencés. La navigation se fait assez lentement et les informations affichées sont souvent beaucoup trop nombreuses. Entre missions principales, annexes, missions de faction ou les autres objectifs, difficile de s’y retrouver et aisément partir à l’aventure en coopération.

Si celle-ci reste un point essentiel pour apprécier au mieux ce vaste monde ouvert, il nous est régulièrement arrivés à patauger dans ces menus à rallonge et mal agencés pour tenter de tous se lancer dans la même mission et non une autre et s’accorder parfaitement pour que les objectifs soient clairs pour tous. Ces différentes mécaniques a assimiler pourront donc en décourager plusieurs, même en ayant déjà poncé Wildlands.

Cela dit, une fois sur le terrain, la prise en mains du Ghost et le maniement des armes et accessoires ne sera pas un problème pour les joueurs ayant l’habitude des derniers shooters de l’éditeur français. Il faudra penser cette fois à se soigner et être attentifs a ses coéquipiers pour mener à bien des objectifs aussi nombreux que variés. Les récompenses de missions permettent aux joueurs de s’équiper de nouveaux accessoires tels que des chapeaux, des gilets pare-balle, des pantalons mais aussi changer d’arsenal entre armes principales, secondaires et arme de poing. Le jeu comprend beaucoup d’armes qu’il est possible d’améliorer avec des viseurs, des chargeurs grande capacité, des poignées et autre, mais la course aux niveaux d’équipement poussera très régulièrement le joueur à changer ses armes et aucun attachement à celle-ci n’est donc possible pendant une bonne partie de la campagne, c’est dommage. Il faudra, comme tout bon RPG, attendre les derniers instants de l’aventure pour profiter pleinement de ce système classique, mais drôlement efficace.

Ghost Recon Breakpoint est donc une belle évolution de la franchise sur plusieurs aspects mais le désir des développeurs d’en faire des tonnes a créé quelques faux pas rendant le soft brouillons sur certaines facettes. On pointera surtout le système RPG  partant dans tous les sens avec plusieurs systèmes de leveling, le tout réparti dans des menus bien trop complexes et à la navigation lente ralentissant le rythme effréné qu’est supposée délivrer la campagne principale. La gestion de divers éléments plus ou moins importants pourra rebuter les joueurs les moins patients et un manque d’indications claires en début de jeu amènera quelques soucis de coordinations au niveau des objectifs de mission, surtout en mode coopération. A ce sujet, la progression dans Breakpoint se fait de manière brouillonne puisque, bien que l’on soit dans la même escouade, chaque joueur peut partir dans une mission ou un objectif différent, souvent sans le faire exprès. Il faudra jongler avec les invitations à des missions ou a des bivouacs pour se retrouver et se mettre d’accord sur une mission commune tout en évitant d’être spoilé par un joueur rendu plus loin dans la campagne.

Points positifs:

  • Une recette efficace pour des dizaines d’heures de jeu en solo ou coopération
  • Un scénario enfin à la hauteur des attentes quoi qu’un peu prévisible
  • Le monde ouvert est riche et vivant
  • Une belle amélioration graphique par rapport à Wildlands, surtout au niveau des PNJ
  • De bonnes intentions d’évolution de l’aspect RPG
  • Le mode JcJ présent au lancement
  • Toujours aussi fun en coop

Points négatifs:

  • Des menus assez bordéliques, trop copieux et  une navigation lente
  • Le jeu nécessite beaucoup de temps d’adaptation, surtout pour le jeu en coopération
  • Trop de systèmes de leveling différents, on s’y perd facilement
  • L’attachement à un arsenal est très compliqué à cause du niveau d’équipement
  • Des bugs parfois gênants
  • Les véhicules terrestres inutiles pour de longues distances
  • Une IA perfectible


SITE OFFICIEL DE GHOST RECON BREAKPOINT


 

APERÇU DE REVUE
NOTE GLOBALE
7
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Fan des jeux vidéo depuis la première Playstation, et plus particulièrement depuis la sortie de Metal Gear Solid 1, j'ai maintenant décidé d'être un acteur à part entière de ce monde fascinant des jeux vidéo en créant 4WeAreGamers.

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