Fiche technique de Blair Witch:

Éditeur : Lionsgate Games
Développeur : Bloober
Date de sortie : 30 août 2019 sur Xbox One et PC
type : Aventure/Horreur
Multi : non
Langue : anglais sous-titré français

C’était il y a un peu plus de deux mois à peine, durant la conférence de Microsoft à l’E3 que la petite équipe derrière les excellents jeux d’horreur Layers of Fear et Observer nous annonçait leur nouveau jeu d’horreur sur Xbox One et PC et contre toute attente, Blair Witch. D’un stade de développement déjà très avancé, le jeu est ensuite apparut à la Gamescom de Cologne en août pour effrayer de nombreux fans pour terminer dans le catalogue Xbox Game Pass ou sur le store de Microsoft à la fin du même mois. Connaissant l’œuvre cinématographique de 1999, nous attendions beaucoup de ce jeu qui ferait office de suite directe au film, mais la précipitation entre l’annonce et le lancement du jeu aura été brusque et suscité quelques craintes chez nous. Ceci dit, au vu du talent indéniable de l’équipe derrière le soft, on ne peut que leur faire confiance et frissonner en silence..

Une fois le décor planté, c’est l’oppression immédiate

Après une courte mise en situation plantant efficacement le décors relativement basique de cette expérience d’horreur, le joueur se voit plongé dans la peau de Ellis aux côté de Bullet, le fidèle compagnon à quatre pattes de l’ex-policier qui sera d’ailleurs un élément clé du gameplay, nous y reviendront. Suite à la disparition d’un jeune garçon dans les bois de Black Hills, Ellis souhaite se rendre utile et aider les équipes de recherche grâce à l’expérience de représentant de l’ordre acquise ces dernières années. Les choses pourraient se passer normalement si les développeurs n’avaient pas oublié de préciser un petit détail au sujet d’Ellis, ses tendances paranoïaques et schizophrènes qui lui valurent d’être écarté des services de Police.

Équipé d’un talkie-walkie, de son chien et d’une lampe de poche, notre protagoniste s’en va donc dans les bois de Black Hills, un environnement très oppressant que le studio à l’origine du jeu aura retranscrit avec brio. S’il ne s’agit absolument pas d’un jeu d’horreur avec de gros éléments d’action, Blair Witch se concentre principalement sur l’exploration et la découverte d’éléments qui feront avancer l’intriguer. Pour rendre le tout très charnu, réaliste tout en donnant au joueur la sensation d’être perdu, le level-design a été conçu de manière très particulière. Il est effectivement facile de tourner en rond si l’on ne trouve pas l’élément qui nous fera aller à l’étape suivante. Cette tendance à tourner et tourner pour chercher quelque chose renforcera justement cette agacement d’être perdu et de zoner dans une même zone, le tout agrémenté d’un sound design à la sphéricité réussie. Lors de l’utilisation d’un bon casque surround, les différents éléments comme le bruit des arbres, des oiseaux, les craquements de branche sont très bien retranscrits et créent une ambiance particulière, inquiétante. Afin de ne pas faire tourner le joueur trop longtemps en rond, le chien pourra être utilisé pour dénicher des indices alentours. Sur base d’ordres simples, il sera possible de lui faire fouiller certaines zones à la recherche d’indices sur la disparition du petit garçon, mais ce n’est pas tout.

Le cauchemar ne fait que commencer

Après une bonne introduction et la mise en place des inquiétants bois de Black Hills, d’autres éléments entreront en jeu et viendront bousculer les codes mis en place par les premières minutes de jeu. L’un des éléments perturbateurs de cette aventure est la trouvaille du caméscope. Celui-ci permettra de voir dans la nuit grâce à un mode de vision nocturne et, en de rares occasions, servira à lire des cassettes trouvées qui vont littéralement modifier la réalité et débloquer des passages ou indices. Un élément sympa à utiliser de prime à bord mais qui montrera assez vite ses limites. Dès lors, certaines énigmes fonctionneront toujours de la même manière et la progression sera ainsi plus rapide.

Des mécaniques perfectibles

Oui, Blair Witch est oppressant, effrayant. De temps à autre, le joueur fera des rencontres étranges qu’il faudra faire fuir à la manière de tout homme effrayé, en se servant de la lumière. N’espérez donc pas de moments de combat car ce n’en est pas vraiment. Ces rencontres se placent d’ailleurs un peu en marge du contexte du film mais peut éviter le sentiment de tourner en rond dans des bois pour trouver des indices peu palpitants à l’aide d’un système de point’n click ultra précis qui ne vous donnera pas l’élément aperçu si vous appuyez sur la touche 2 millimètres à côté. Ceci dit, quelques éléments viennent légèrement casser l’immersion et la sensation d’être à l’abandon dans les bois avec nos propres démons. Les SMS, appels ou discussions au talkie ainsi que les interactions avec votre chien délivrent un léger sentiment de sécurité qui ne vous quitte hélas jamais.

Une expérience assez convaincante

En somme, Blair Witch, est un jeu d’horreur efficace, misant tout sur l’exploration d’une forêt angoissante sans vraiment en montrer des tonnes. Un peu à l’image du film d’ailleurs, c’est davantage sur le sound design que tout se joue, agrémenté de quelques mécaniques de jeu venant enrichir le système point’n click traditionnel mis en place pour la rechercher d’indices sur la disparition du gaming. On soulignera donc cette ambiance sonore exquise et une modélisation impeccable des bois de Black Hills. La maîtrise des jeux de lumière du studio reste elle aussi exemplaire, conférant au terrain de jeu des airs très naturels malgré quelques textures baveuses. On reprochera néanmoins au titre une IA perfectible pour ce qui est de Bullet, et une certaine répétitivité dans les recherches d’indices ainsi qu’une expérience qui peine un peu à se renouveler au fil des quelques heures nécessaires pour accomplir la mission.

Points positifs:

  • Le jeu suit parfaitement le concept du premier film
  • Un environnement de jeu très oppressant
  • Un sound design aux petits oignons
  • Le concept du film est assez bien respecté

Points négatifs:

  • Le chien et les communications radio cassent le sentiment d’insécurité
  • Il est facile de tourner en rond pour rien
  • L’IA de Bullet perfectible


SITE OFFICIEL DE BLAIR WITCH


RÉSUMÉ DU TEST
NOTE GLOBALE
7
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Fan des jeux vidéo depuis la première Playstation, et plus particulièrement depuis la sortie de Metal Gear Solid 1, j'ai maintenant décidé d'être un acteur à part entière de ce monde fascinant des jeux vidéo en créant 4WeAreGamers.

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