Fiche technique de Wolfenstein Cyberpilot:Wolfenstein Cyberpilot sur PSVR

Editeur : Bethesda Softworks
Développeur : MachineGames et Arkane Studios
Date de sortie : 26 juillet 2019 sur PSVR
type : FPS
Multi : non
Langue : français

Tout en nous préparant à l’annonce inévitable d’un troisième opus pour la saga principale des Wolfenstein rebootée, Bethesda compte bien donner à ses fans de quoi s’occuper. Premièrement, nous avons récemment eu droit à un épisode spin-off dans la peau des filles de B.J. Blazkowicz avec Wolfenstein Youngblood dont nous vous parlions dans ce test complet, mais aussi un jeu VR, le premier de la franchise, intitulé Cyberpilot. Sa sortie s’étant un peu fait éclipser par les premières aventures de Soph et Jess, est-il malgré tout une expérience immanquable pour les fans de cette technologie plongeant le joueur dans un univers digital?

La puissance du fer

Le concept de Wolfenstein Cyberpilot est relativement simple et ne se place pas vraiment au niveau des jeux PS4 pour ce qui est de la narration. Vous voilà plongé dans la peau d’un Cyber-pilote, une machine humanoïde capable de pirater des robots de l’armée nazie et de les contrôler à distance pour subvenir aux besoins de la résistance. Les événements se passent toutefois dans le même univers que Youngblood. Vous visiterez d’ailleurs des endroits de Paris évoqués dans le spin off, ce qui lie assez bien les deux jeux entre eux.

Pilotez des mastodonte de fer dans Wolfenstein CyberpilotWolfenstein Cyberpilot est scindé en 4 parties, les trois premières vous mettant successivement aux commandes d’un Panzehund, d’un drone puis d’un Zitadelle, un énorme robot dévastateur équipé de missiles et d’une mitrailleuse lourde. Si les contrôles de ces machines sont pratiquement semblables, le gameplay est en contrepartie très différent. Chacun propose une approche différente et demande plus ou moins de précautions lors des affrontements avec les nazis. Le plus faible des trois, le drone, est réservé pour des missions d’infiltration durant lesquelles se faire repérer par l’ennemi peut s’avérer fatal.

Des contrôles instinctifs

Pour chaque machine, un bouton spécial permet l’activation d’une capacité ultime ne se rechargeant que toutes les 30 secondes environ. Nous avons donc l’onde de choix du Panzerhund, l’invisibilité momentanée pour le drone et le bouclier pour le Zitadelle, correspondant donc aux trois styles de jeu: très offensif, typé infiltration et tank bien bourrin. Chaque mission aux commandes de ces machines a pour but de freiner la progression des nazis dans Paris, mais, comme dit plus haut, la scénarisation n’est pas au coeur du jeu qui se concentre principalement sur l’immersion du joueur dans des sensations de puissance différentes.

Comptez au total deux grosses heures pour terminer les 4 chapitres, ce qui est un peu juste pour un jeu d’une vingtaine d’euros. Nous avions déjà été dans le cas sur Batman Arkham VR qui nous avait laissés sur notre faim.

Wolfenstein Cyberpilot se contente au final de l’univers mis en place par Youngblood pour nous faire appuyer sur quelques boutons afin de démolir des nazis à la pelle. Il est vrai que cela est très plaisant, mais le tout manque tout de même de substance. On ne rencontre jamais aucun membre de la résistance en chair en en os et on se contente de monter et descendre d’étage en étage dans le QG pour pirater un robot puis en prendre le contrôle. Seuls les quelques derniers mettront un peu de piment dans l’aventure, sans trop se fouler.

défouraillez du nazi avec le Zitadelle dans Wolfenstein CyberpilotCôté design, le jeu est très bien fait. On regrettera juste une distance d’affichage un peu faiblarde rendant les décors de fond plutôt flou et des niveaux en couloir qui ne donnent au final que très peu de liberté de mouvement.

Un signe de fainéantise?

Wolfenstein Cyberpilot respecte totalement le concept de base qu’il propose sur papier. Il plonge le joueur dans un cockpit pouvant contrôler des méchas emblématiques des jeux Wolfenstein et qui nous avaient mené la vie dure dans les aventures de Blazko ou de ses filles. Néanmoins, on regrettera une réalisation un peu fainéante, même au niveau du level design qui a pourtant été réalisé avec l’aide du studio Arkane (Dishonored). Pour un jeu vendu à environ 20 euros, on s’attendait à un peu plus de liberté et/ou de scénario englobant un gameplay reposant sur des bases solides. L’univers pourtant riche de la franchise n’a été exploité qu’en surface, ce qui est un peu dommage.

Points positifs:

  • Les sensations de puissance avec le Zitadelle et le Panzerhund
  • Les décors sont sympas
  • Les contrôles deviennent vite instinctifs
  • Une belle galerie 3D pour les robots de la franchise

Points négatifs:

  • Une distance d’affichage un peu faiblarde
  • Un scénario très pauvre
  • Le jeu exploite très peu l’univers de Wolfenstein, au final
  • 2 heures de jeu seulement et pas de rejouabilité


SITE OFFICIEL DE WOLFENSTEIN CYBERPILOT


 

APERÇU DE REVUE
NOTE GLOBALE
6,5
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Fan des jeux vidéo depuis la première Playstation, et plus particulièrement depuis la sortie de Metal Gear Solid 1, j'ai maintenant décidé d'être un acteur à part entière de ce monde fascinant des jeux vidéo en créant 4WeAreGamers.

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