Après le succès relativement peu anticipé de Get Out, il était normal pour le réalisateur Jordan Peele de se plonger dans la réalisation d’un nouveau film tiré de la même ambiance sombre et glauque. C’est ainsi que deux ans plus tard, Us sortait au cinéma. Avec un concept toujours aussi psychologique, nous suivons les aventures de Adelaïde Wilson, un personnage principal très fragile psychologiquement.

Synopsis:

De retour dans sa maison d’enfance, à Santa Cruz sur la côte Californienne, Adelaïde Wilson a décidé de passer des vacances de rêves avec son mari Gabe et leurs deux enfants : Zora et Jason. Un traumatisme aussi mystérieux qu’irrésolu refait surface suite à une série d’étranges coïncidences qui déclenchent la paranoïa de cette mère de famille de plus en plus persuadée qu’un terrible malheur va s’abattre sur ceux qu’elle aime. Après une journée tendue à la plage avec leurs amis les Tyler, les Wilson rentrent enfin à la maison où ils découvrent quatre personnes se tenant la main dans leur allée. Ils vont alors affronter le plus terrifiant et inattendu des adversaires : leurs propres doubles.
Symbolisant la vulnérabilité psychologique, Adelaïde est quelques années plus tard entourée d’une famille en or. D’un côté, le mari et père sans peurs et de l’autre, deux adorables enfants. Bref, tout semble finalement réussir à la jeune femme qui semblait très perturbée suite à un incident survenu dans sa tendre enfance. Avec un tel traumatisme, il y avait de fortes chances pour que la femme en paie les frais pour la construction de son avenir mais il n’en est finalement rien si ce n’est quelques flash back.

Quand le doute subsiste

Tout dérape alors lorsque la famille part en vacances. Les coïncidences s’enchaînent et la présence de personnes qui leur ressemblent en tout point est est troublante. Us est de ces films dont le scénario et ses secrets ne se dévoilent que petit à petit. Dès lors, le film laisse trainer les questions des spectateurs qui se demandent d’où peuvent venir ces clones sombres. Nous sommes dès lors plongé entre deux eaux, entre thriller et film d’épouvante. Nous ne savons pas vraiment si nous avons affaire à un coup d’état, un phénomène paranormal ou tout simplement une véritable paranoïa se répercutant sur toute la famille.
Tout semble pourtant très réel et la cadence des événements s’intensifie au cours du film jusqu’à un rythme effréné.

Pas de fausse note, une parfaite harmonie

La petite famille d’Adelaïde se retrouve ainsi véritablement persécutée mais, malgré l’action incessante de la seconde moitié du film, l’identité propre de chaque personnage parvient sans aucun problème à garder la tête hors de l’eau grâce à un jeu d’acteur impeccable. Il faut avouer que les talents de l’actrice Lupita Nyong’o ne sont plus à prouver après ses apparitions remarquées dans Black Panther (Nakia) et Le Livre de la Jungle (Rakcha). Soutenu par les performances de Winston Duke ayant étroitement collaboré avec Marvel pour le rôle de M’Baku dans Black Panther et les deux derniers Avengers.
Le plus impressionnant reste l’étroite cohérence entre les expressions faciales souvent très accentuées et une bande-son mémorable pour un rendu plutôt oppressant durant les scènes impliquant la seconde famille. Que ce soit les plans de visage angoissés des Wilson ou les airs psychopathes de leurs doubles « maléfiques », tout est en parfaite harmonie avec le ton général du film.
Nous assistons au final à du grand spectacle de l’angoisse, dosant avec parcimonie les scènes gores et l’action pour ne jamais tomber dans la lourdeur et la répétition. Us est sans conteste un film à ajouter dans la vidéothèque pour tous les amateurs de frissons et de scénario psychologique et tortueux.

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