Fiche technique de Assetto Corsa Competizione:

Éditeur : 505 Games
Développeur : Kunos Simulazioni
Date de sortie : 29 mai 2019 sur PC
Type : Course/simulation
Multi : local ou en ligne
Langue : français (bêta)

Suite spirituelle d’Assetto Corsa sorti fin 2014 sur PC, Assetto Corsa Competizione sort enfin de l’early access dans lequel il était depuis un peu moins d’un an en proposant une version complétée et affinée à l’image des fans tout en respectant le cahier des charges de la licence SRO Blancpain GT Series dont il fait l’objet. Attention toutefois que si vous êtes du genre à explorer tout ce que les jeux ont à offrir, Assetto Corsa Competizione ne se concentre globalement que sur les Championnat FIA GT3 avec les bolides de la saison 2018. Une mise à jour viendra par la suite avec les modèles et livrées de 2019, sans savoir si cette dernière remplacera le contenu de la saison 2018, une question qui restera à confirmer par les développeurs de Kunos Simulazioni dans les mois à venir.

La version, 1.0 du met donc maintenant en place plusieurs modes de jeu comme le mode entraînement, hot lap, hot stint, week-end de course personnalisé, d’endurance, une carrière ainsi qu’un mode multijoueur jouables à la manette comme au volant. Pour ce test, nous avons notamment essayé le jeu sur un Logitech G29, même si la plupart des modèles proposés sur le marché sont compatibles.

Comme dit plus haut, Assetto Corsa Competizione est une production sous licence officielle des SRO Blancpain Series qui regroupe les championnats Endurance et Sprint mais n’est pas le seul opus à proposer les voitures de catégorie GT3 dans le domaine de la simulation automobile. iRacing et RaceRoom Racing Experience colle au train des développeurs de Kunos qui doivent absolument tout faire pour séduire un public de joueurs toujours plus exigeants et prêts à investir dans un matériel assez coûteux pour s’immerger au mieux dans le secteur des courses automobiles. Pour les férus de grosses cylindrées, Assetto Corsa Competizione, c’est surtout 14 constructeurs automobiles pour 18 modèles de voitures partagés entre 51 écuries. Nous nous retrouvons donc au final avec un festin pour les yeux avec pas moins de 100 livrées différentes, ce qui n’est vraiment pas mal pour un titre se concentrant sur une seule catégorie de course.

Un gameplay très soigné

Les développeurs de chez Kunos Simulazioni auront tout fait pour rendre la simulation encore plus réelle que le titre précédent. On notera premièrement que chaque modèle de voiture possède sa propre physique selon ses caractéristiques techniques. Le jeu nous offre ainsi une expérience de jeu variée et dépendant de la puissance du moteur, son emplacement (avant/arrière), le poids de la voiture… mais aussi du son puisque le studio aura travaillé d’arrache-pied pour capter les bruitages de voitures en fonction de la caméra du joueur. Nous avons donc un son de moteur en vue extérieure, en vue cockpit, en vue casque et ainsi de suite mais aussi la réaction de ce bruit à son environnement comme sur les imperfections du bitume. On recommandera d’ailleurs l’utilisation d’un casque audio haut-de-gamme pour en tirer tout le nectar.

Côté paramétrage du réalisme, le dernier opus du studio italien nous laisse pas mal de choix, à commencer par les traditionnels échauffements de pneus et freins que nous pouvons activer ou désactiver à notre guise, ou l’activation des pénalités, le niveau des dégâts de choc ainsi que le tour de formation. Si l’on se penche sur les assistances de conduite, nous pouvons à peu près tout modifier dont le type de boîte de vitesses, le contrôle sur les essuies-glaces et leur vitesse, sur les feux de la voiture, les contrôle de stabilité et même le type de démarrage moteur. Globalement, tout se trouve à portée de main pour que le joueur puisse définir son expérience de jeu à la carte sans tomber dans des réglages farfelus digne des plus grands mécanos. Quoi qu’il en soi, l’influence de ces paramètres s’en ressent assez sur le gameplay.

Une physique évoluée

Tout comme son prédécesseur, Assetto Corsa Competizione bénéficie de la reproduction de ses circuits (au nombre de 10) au scan laser, une technique permettant de retranscrire fidèlement le dénivelé des pistes. Cela peut par exemple se traduire sur la formation de plaques d’eau stagnante sur le bitume, créant des points de décrochage de la voiture. C’est ici que rentre alors en jeu le retour de force des volants. Sur ce point, Kunos Simulazioni aura frappé fort et balance dans nos roues de volant des vibrations permettant de ressentir les variations d’adhérence des pneus en fonction de revêtement et de l’humidité de la piste, les bordure, l’accrochage du fond plat de la voiture en cas de petite bosse bref, la physique du jeu se transmet impeccablement au volant pour que l’immersion soit la plus complète possible.

Parlons enfin de l’expérience de jeu en elle-même et principalement de l’IA qui est un point crucial dans les jeux de course actuels. Dans ce cas, nous avons remarqué que les ennemis contrôlés par l’ordinateur ne réagissaient pas toujours en conséquence de votre comportement sur la route. Il est en effet souvent difficile de se démarquer des autres durant les quelques premiers tours et il semble que l’intelligence artificielle ait avant-tout été conçue pour suivre le joueur de près et lui donner un challenge perpétuel s’il traîne la patte. Nous avons régulièrement constaté que les voitures placées devant nous se suivaient en file indienne en attendant de se faire dépasser pour à nouveau nous résister.

Une Competizione mitigée

Soyons clair, visuellement, Assetto Corsa Competizione n’est pas au niveau de ce qui se fait de mieux. Même s’il tire avantage des capacités de l’Unreal Engine 4, nous regrettons le manque d’application dans les ombrages des bolides sur la piste, les teintes qui ne sont pas toujours des plus naturelles et surtout les effets de pluie qui se résument généralement à des tâches noires sur le pare brise voir quelques petites esquisses de gouttes sur la carrosserie tout au plus. Le jeu ayant été testé sur différentes configurations dont une épique en triple moniteurs sur RTX 2080 Ti, ce n’est pas fameux mais le jeu fait l’affaire, surtout au niveau de la modélisation des véhicules et des éclairages de nuit en particulier, ainsi que sur bitume mouillé.

Clôturons cet avis par un tour rapide du mode campagne et multijoueur. Le premier vous met directement en contact avec Mirko Bortolotti, pilote de chez Lamborghini depuis 2017, qui vous explique tout d’abord qu’en tant que membre du Lamborghini Youngster Programme, vous devrez dans un premier temps faire vos preuves à bord d’une Huracàn SuperTrofeo en accomplissant une série d’objectif de conduite exemplaire.

Se présentant plutôt sous la forme d’un test de conduite, le mode carrière se transformera rapidement en une succession de courses plutôt classique sur lesquelles nous ne nous sommes pas attardés Mirko Bortolotti dans la campagne de Assetto Corsa Competizionefaut d’intérêt réel pour les autres expériences de conduite que propose le soft. Ensuite, le mode multijoueur n’est hélas pas au niveau des attentes de la communauté, un point très régulièrement soulevé dans les commentaires négatifs sur la plateforme Steam. Le problème principal se situe au niveau des serveurs, peu nombreux, et en laissant pas plus de 24 joueurs concourir en simultané à l’exception des serveurs de chez Kunos Simulazioni mais ne présentant aussi que peu d’options de paramétrage concernant la difficulté ou les restrictions.

Bourré de bonnes intentions, Assetto Corsa Competizione amène un jeu de simulation délivrant un maximum de sensations réelles de conduite à bord d’une GT3.  Fort de multiples options de personnalisation de conduite, de course et d’un garage très complet de voitures issues de la saison 2018, le jeu délivre une conduite exemplaire avec des graphismes soignés, bien que certains effets aient pu être améliorés, même lors de l’utilisation de très grosses configuration. On pointera par ailleurs une bonne optimisation globale du titre qui se veut au final assez permissif quant à la configuration PC de l’utilisateur. Il est finalement dommage de constater une campagne solo très sobre et un multijoueur acceptable mais amputé par des soucis de serveurs et un petit manque de réglages. Il faudra donc encore quelques mises à jour pour l’amélioration de certains effets visuels et l’instauration de serveurs Kunos plus nombreux et permettant des courses à plus de 24 voitures.

Points positifs:

  • Un jeu globalement bien optimisé
  • Les voitures GT3 possèdent chacune ses bruitages et sa prise en main pour une expérience de jeu très diversifiée
  • Les différents paramètres de course et de conduite
  • Le mode multijoueur part sur de bonnes bases en termes de classement des pilotes
  • Le réalisme de la conduite est très soigné

Points négatifs

  • Les voitures sous-virent beaucoup
  • Les serveurs du multijoueur sont peu nombreux, leur paramétrage bridé
  • Les effets visuels en temps de pluie ne sont pas au top
  • Le mode carrière très anecdotique


SITE OFFICIEL D’ASSETTO CORSA COMPETIZIONE


Configuration requise

Minimale :

    • Système d’exploitation et processeur 64 bits nécessaires
    • Système d’exploitation : Windows 7 64-bit Service Pack 1
    • Processeur : Intel Core i5-4460 or AMD FX-8120
    • Mémoire vive : 4 GB de mémoire
    • Graphiques : GeForce GTX 460 2GB, Radeon HD 7770
    • DirectX : Version 11
    • Espace disque : 50 GB d’espace disque disponible
    • Carte son : Integrated

Recommandée :

    • Système d’exploitation et processeur 64 bits nécessaires
    • Système d’exploitation : Windows 10 64-bit
    • Processeur : Intel Core i5-8600K or AMD Ryzen 5 2600X
    • Mémoire vive : 16 GB de mémoire
    • Graphiques : GeForce GTX 1070 8 GB, Radeon RX 580 8GB
    • DirectX : Version 11
    • Espace disque : 50 GB d’espace disque disponible
    • Carte son : Integrated
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Fan des jeux vidéo depuis la première Playstation, et plus particulièrement depuis la sortie de Metal Gear Solid 1, j'ai maintenant décidé d'être un acteur à part entière de ce monde fascinant des jeux vidéo en créant 4WeAreGamers.

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