Fiche technique de Batman Jours de colère:

Notre avis sur Batman Jours de Colère par urban Comics

  • Prix : 22,5 EUR
  • Public : 12+
  • Collection : DC Renaissance
  • Date de sortie : 05 avril 2019
  • Pagination : 272 pages
  • Scénariste: Middleton Joshua, Layman John
  • Dessinateurs: Collectif, Fabok Jay
  • Contenu vo : Detective Comics Annual #2 + Detective Comics #22-29

Dans la lignée des récits complets dans lesquels notre bat-justicier fait face à des ennemis à la prestance singulière, il y a Batman Jours de colère, un ouvrage co-réalisé par John Layman à qui nous devons Batman Empereur Pingouin, un récit ayant marqué les esprits des fans de DC Comics. Cette fois, Batman devra à faire face à une hantise sans égal: se retrouver confronté à un ennemi en armure agissant exactement comme le ferait notre héros.

Synopsis:

Bruce Wayne est mis à rude épreuve sous toutes ses identités. De jour, le play-boy milliardaire se bat pour empêcher l’entreprise Caldwell Tech de racheter Wayne Enterprises. Pendant que, de nuit, le Chevalier Noir enquête sur une série de meurtres de policiers qui s’abat sur Gotham. Tandis que les soupçons du G.C.P.D. commencent à peser sur lui, et que la colère monte en ville, Bruce va découvrir qu’il n’est pas le seul orphelin à sortir masqué la nuit…

Le livre se déroule en quatre phases distinctes. L’introduction se constitue du récit Un Visage dans la foule, proposant un scénario très glauque dans lequel un personnage étrange au visage lacéré imite à la perfection les personnes qu’il croise, dont Batman et plus particulièrement l’Inspecteur Bullock qui en sortira très affecté. Bien qu’assez peu approfondit, cette histoire mettra en avant une tourmente psychologique malsaine, et le lecteur n’aura certainement aucun mal à s’imaginer ce que peut ressentir quelqu’un qui se voit voler son identité par un être aux mauvaises intentions. Directement, la page se tourne vers le coeur de ce livre: Jours de Colère.

Dans cette seconde partie, John Layman exploite un personnage très peu présent dans l’univers DC Comics, Wrath, et laissant donc plusieurs portes ouvertes pour le développement d’un scénario solide. Ici, l’esthétique du personnage a été drastiquement modernisée pour accentuer le fait que Wrath agit de la même façon que Batman, mais pour des idéologies que tout oppose. Visuellement, c’est donc la grosse claque. L’homme derrière ce visage de métal n’est autre que Fabok Jay à qui nous devons les Batman Eternal, des ouvrages au design sombre et présentant une parfaite maîtrise des jeux d’ombres. Bruce Wayne ainsi que Batman auront ainsi affaire à E.D. Caldwell, à la tête d’une société éponyme proposant des solutions d’armement au sommet de la technologie, mais… juste derrière les Entreprises Wayne qui figureront définitivement au top de la liste des innovations. D’un côté, nous avons notre milliardaire Bruce qui devra garder la tête haute devant cet homme d’affaires hargneux désirant mettre la main à la poche pour racheter la société Wayner et, de l’autre, Batman qui s’opposera autant que possible à Wrath, un anti-héros qui semble énormément s’inspirer des techniques utilisées par notre bat-justicier.

Wrath, un double parfait de Batman?Néanmoins, le récit ne semble qu’effleurer la surface de ce personnage dont le développement aurait pu être grandement approfondi. Alors que l’ouvrage mentionne un double parfait de Batman, on ne peut s’empêcher de penser à cette rencontre historique entre le justicier et Owlman, un personnage qui semble bien plus marquant et qui a le mérite d’être une sorte de « jumeau maléfique » de Batman. Ce n’est hélas pas le cas pour Wrath qui s’efface assez vite avec un twist scénaristique assez facile pour virer sur la troisième partie, les tomes 25 et 26 de Batman Detective Comics. Cette section est très intéressante pour les fans old-school de Batman puisque nous retrouvons Man-bat, un antagoniste très célèbre puisque apparu durant pour la première fois dans les comics Batman en 1970 avec Neil Adams, figure emblématique de DC Comics. John Layman fera d’ailleurs deux ou trois clins d’œil aux fans, dont la brève allusion à un véritable porte-flambeau du bat-univers, Red Hood.

Attention, le paragraphe suivant pourrait vous spoiler l’intrigue globale quoique assez prévisible.

La clôture de ce comics Batman: Jours de Colère est néanmoins des plus intéressantes puisqu’elle regorge de scènes d’action. Se déroulant en deux phases, Gothtopia montre d’abord Batman victime de visions de la part de l’Épouvantail qui lui fait croire que tout est beau et rayonnant autour de lui, que Gotham est en sécurité et n’a plus besoin de l’intervention des héros. On y aperçoit aussi des versions alternatives de la bat-famille qui délivre une brise d’air frais sur l’ouvrage en lui-même, qui présentait avant cela des dessins souvent très sombres, lugubres, voire glauques. Les dessins sont ainsi très colorés et nous offrent une vision de Gotham resplendissante. Rapidement, les choses s’éclaircissent dans l’esprit de Batou et la vérité éclate au grand jour. Jonathan Crane entre alors véritablement en action et c’est là que les enjeux entre en compte: Batman devra tout faire pour se tirer de se pétrin à l’aide de Poison Ivy comme seul soutien.

Batman Gothtopia, un regard neuf sur GothamBatman: Jours de Colère n’est donc pas un mauvais comics en soi, mais le récit maître du bouquin ne nous projette hélas pas dans un univers dense et se contente souvent d’une forme correcte, mais d’un fond insuffisant. Ceci dit, l’ouvrage démarre de plus belle avec une ambiance très sombre et inquiétante, et nous ne pouvons qu’en redemander. Les nombreux clins d’œil du récit avec Man-bat et la clôture sont quant à elles aussi très enthousiasmantes et dévoilent le plein potentiel de l’auteur, mais également des dessinateurs.

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