Après un passage assumé dans nos salles de cinéma fin 2018 aux côtés de productions très concurrentielles telles que Halloween ou encore Hellfest, Overlord a plutôt su proposer un concept original à mi-chemin entre la réalité et la fiction. Cette production du jeune réalisateur Julius Avery use du sujet 40-45 pour proposer un concept bien à lui, à l’aide d’un casting modeste constitué, entre autres, de Jovan Adepo (The Leftovers, NCIS: Los Angeles), Wyatt Russel (Black Mirror) et Mathilde Ollivier.

Synposis:

À la veille du débarquement, un groupe de parachutistes est largué en France occupée. Alors qu’ils luttent pour accomplir ce qui ressemble à une mission impossible, ils tombent sur un laboratoire secret dans lequel sont menées des expériences surnaturelles, aussi étranges que terrifiantes.

Si Overlord, malgré la présence de J.J. Abrams au scénario, n’éblouis pas vraiment grâce à une production à gros budget, le film se contente au final de peu pour délivrer un concept exploitant à la fois le domaine des films de guerre et d’horreur. Un mix pour le moins intéressant, bien dosé et qui ne laisse pas vraiment place à l’ennui. Il se repose sur le réalisme de l’invasion nazie pour virer, en milieu de tournage, sur un concept fantastique sans jamais en faire des tonnes et sombrer dans le ridicule.

On ne pourra que lui reprocher de ne pas avoir de scènes véritablement mémorables malgré un jeu d’acteur soigné et l’une ou l’autre tête qui ressort particulièrement du casting. On retiendra surtout l’implication indiscutable de l’acteur Wyatt Russel qui dégage une personnalité militaire flamboyante à côté de Jovan Adepo qui s’efface un peu par manque de charisme.

Overlord, de l'action et de l'horreurLa trame d’Overlord n’est au final pas sans petites surprises mais reste assez peu mémorable. Malgré un dénouement très prévisible et des personnages parfois très clichés (coucou, le scientifique sadique à lunettes et la petite villageoise française, pure et courageuse), le film garde quelques twists qui ne sont là que pour pimenter le concept de base afin de ne pas trop tomber dans le classicisme. En l’état, le film, avec un minimum de décors, acteurs et certainement peu de budget, nous réserve une bonne soirée cinéma, sans plus. Ce « Wolfenstein-like » aurait pu être plus ambitieux et voir au-delà du petit village français qui lui sert de plateau de tournage, ce qui nous laisse un goût de trop peu, même si ce n’est pas la catastrophe.

Une version 4K plutôt classique

Côté sortie 4K UHD, Overlord ne surprend pas. Malgré la présence d’un HDR Dolby Vision qui flatte la rétine sur les TV compatibles avec ses nombreuses scènes nocturnes, le film se overlord 4K UHDcontente d’un mastering intermédiaire en 2K, filmé à l’aide de caméras Arri Alexa ainsi que d’une piste audio française en Dolby Digital 5.1, ce qui est véritablement devenu une norme pour les sorties 4K françaises. L’audio est donc classique, surprend avec quelques moments surround en début de film avec les scènes en avion mais ne vaudra jamais le Dolby Atmos de la VO.

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