Chronologiquement placé en début de ligne temporelle, La Nonne (The Nun, en VO) est l’introduction historique de The Conjuring 2: Le cas Enfield et cinquième production de la franchise Conjuring distribuée par Warner Bros. également composée des films Annabelle.

Lors de sa sortie en 2018 dans nos salles obscures, le film avait partagé les fans du genre horreur. Ce n’est visiblement pas grâce à son ambiance gothique et ses trailers percutants que le film a su séduire tous les adeptes de frissons pour plusieurs raisons que nous allons tâcher de détailler dans les lignes ici plus bas.

Synopsis:

Quand on apprend le suicide d’une jeune nonne dans une abbaye roumaine, la stupéfaction est totale dans l’Église catholique. Le Vatican missionne aussitôt un prêtre au passé trouble et une novice pour mener l’enquête. Risquant leur vie, les deux ecclésiastiques doivent affronter une force maléfique qui bouscule leur foi et menace de détruire leur âme. Bientôt, l’abbaye est en proie à une lutte sans merci entre les vivants et les damnés.

Bien qu’encore méconnu des cinéphiles, Corin Hardy n’en est qu’à ses débuts de carrière en ce qui concerne la production de films. Lourde tâche que lui confient les responsables de Warner Bros. pour la réalisation d’un nouveau chapitre de la désormais célèbre franchise Conjuring. La Nonne hérite d’un concept assez classique mais ô combien efficace, usant d’anciennes croyances religieuses comme pilier majeur rendant le thème global assez gothique. Propulsé par des bandes-annonces très obscures, flippantes et riches en grosses musiques orchestrales lugubres, La Nonne tente maintenant de s’imposer dans nos rayons face à une concurrence très rude et après avoir reçu des critiques très mitigées auprès de la presse et des fans mais est-ce justifié ?

La religion au premier plan pour originalité?

Il est vrai que le concept de La Nonne ne paraisse aux premiers abords pas très original. Les films d’horreur se déroulant dans des églises, des couvents ou tout simplement dans une atmosphère religieuse sont légion. Toutefois, le film semble s’appuyer sur la fan base créée à l’aide de The Conjuring sans vraiment chercher à séduire un nouveau public mais bénéficie d’effets spéciaux modernes, de quelques scènes puissantes et surtout de l’expérience jusqu’ici inconnue de Corin Hardy qui capture parfaitement toute l’essence de l’univers Warren.

La Nonne se repose sur les acquis de The ConjuringIl en va de même pour le scénario qui se calque pratiquement sur celui de The Conjuring 2 avec la même fausse note qui avait déplu aux fans à l’époque. L’intrigue démarrant somme toute très bien en installant une ambiance inquiétante grâce à son intrigue solide et un jeu d’acteur crédible dérape à partir de la seconde moitié du film. S’étant initialement engagé sur une voie mystique et surnaturelle, nous tombons assez vite dans un jeu de chasse au monstre à base de de flingues, de rituels sataniques ennuyeux et de reliques improbables. La Nonne utilise aussi les mêmes stratagèmes que ses prédécesseurs pour effrayer le public, sans jamais se renouveler. Les jumpscares sont nombreux, prévisibles et les prises de vue éloignées de la Nonne qui se rapproche lentement sentent la routine pour une conception de film qui se place effectivement bien dans le même moule que les autres chapitres.

La nonne, un scénario efficace mais une formule classique

La Nonne se range parfaitement dans la série

Rien de très innovateur donc pour La Nonne qui nous sert un film d’horreur sans grande surprises. Néanmoins, la réalisation générale et les effets spéciaux sont plutôt réussis et respectent bien la franchise. Ceux qui ont aimé, jusqu’ici, les précédents films de la saga seront probablement satisfaits même si nous sommes loin de détenir le film qui tire son épingle du jeu. Classique, efficace mais peu novateur, La Nonne reste ceci dit un bon film à regarder un soir Halloween avec un bon sceau de popcorn.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here