Fiche technique de Multiversity:Notre avis sur Multiversity de Grant Morrison

  • Prix : 35 EUR
  • Public : 12+
  • Collection : DC Deluxe
  • Date de sortie : 16 novembre 2018
  • Pagination : 480 pages
  • Scénariste: Morrison Grant
  • Dessinateurs: Manhke Doug, Oliver Ben, Sprouse Chris, Stewart Cameron, Reis Ivan, Quitely Frank, Lee Jim
  • Contenu vo : Multiversity The Deluxe Edition (THE MULTIVERSITY #1 and 2, THE MULTIVERSITY GUIDEBOOK #1 and MULTIVERSITY issues: THE SOCIETY OF SUPER-HEROES #1, THE JUST #1, PAX AMERICANA #1, THUNDERWORLD #1, MASTERMEN #1 and ULTRA COMICS #1)

La série de 9 comics Multiversity de Grant Morrison est désormais disponible en grand format hardcover chez Urban Comics, près de trois ans après la parution de tous les numéros en Amérique. Dans ces différents chapitres, une nouvelle alliance ennemie menace les 52 univers DC qui composent le multivers. Chacun d’eux aura profité des talents de plusieurs dessinateurs aux côtés du scénariste Grant Morrison à qui nous devons d’excellents récits comme Final Crisis ou All-Star Superman.

Le Multivers est composé de 52 Terres parallèles, chacune défendue par ses propres super-héros. Mais quand la Noblesse, une race surpuissante de créatures inter-dimensionnelles, décide de s’en prendre à l’intégralité de ces dimensions, les justiciers des différentes Terres vont devoir apprendre à agir de concert. Et leur seule arme pour communiquer entre eux se révèle être les comic books !

La crise après la crise

La Noblesse est une alliance de créatures malfaisantes composée de Demogorgunn, Intellectron, Seigneur Détraque, Dame Impitoyable et Machinenfer cherchant à la destruction du multivers alors qu’un Superjuge nommé Nix Uotan, dernier des Monitors, une race de super-êtres, tente de protéger l’entièreté du multivers contre cet événement tragique. Divers super-héros venus de différents mondes devront ainsi unir leurs forces pour venir à bout de cette menace après l’échec cuisant de l’être qui devait symboliser l’ultime espoir des 52 mondes.

Bien que Multiversity représente un événement d’envergure dans le monde de DC Comics, difficile de ne pas rester sceptique face à cette « crise après la crise« . Une nouveau drame de ce genre est difficile à prendre en compte après le récit Final Crisis dont le fin mise en évidence n’en était finalement pas une. La faut à Grant Morrison? Peut-être… Quoiqu’il en soit, un peu à la manière de Batman Metal, Multiversity met en place un combat bien en chair mais dont la mise en place reste malgré tout secondaire. Outre les tomes Multiversity #1 et Multiversity #2, les publications annexes représentent des mises en situation dans plusieurs mondes différentes mais ne font qu’apporter un petit supplément au problème initial, à l’instar de l’introduction des Batman pervertis de Batman Metal.

Lorsque l’impossible devient possible

Ces récits annexes restent cependant du véritable fan service pour les fans hardcore de l’univers DC. Nous y retrouvons Abin Sur, Captain Carrot, Atom, un Superman noir, Damian Wayne en tant que Batman ou l’épisode qui nous aura particulièrement immergé dans cet ensemble d’histoires, Mastermen, qui narre le récit d’un Superman (appelé ici Overman) s’étant écrasé sur Terre en pleine période nazie. Une façon de célébrer l’immense potentiel de l’univers DC qui plaira sans aucun doute aux plus enthousiastes lecteurs mais qui laissera probablement de marbre le lectorat occasionnel.

Multiversity, un récit impliquant 52 univers différents!Outre le véritable enjeu de Multiversity, l’élément particulier qui différencie cette publication de Final Crisis est certainement la mise en abyme du comic book. Cette forme d’art serait en effet la seule façon pour les univers de communiquer entre eux. Une BD en particulier serait maudite et attirerait le chaos sur l’univers de quiconque la lirait. Une superstition qui n’est pas reçue de façon égale dans les différents mondes mais qui ouvrira toutefois les yeux de tous les super-héros assez consciencieux pour prendre la menace en considération.

Un surplus de potentiel DC

Au fil des pages Multiversity tisse donc un scénario très diversifié mais assez secondaire puisqu’un tel enjeu fut déjà exploité par le même auteur dans Final Crisis. Dès lors, on se demande si Grant Morrison n’use pas trop de l’univers DC pour en faire des tonnes, pour en faire de trop en fait. Le livre vaut donc le détour pour tous les curieux de la bande dessinée et accrocs de DC Comics mais Multiversity représente une œuvre assez anecdotique pour divertir et sortir des sentiers battus les plus gros lecteurs. On notera tout de même la qualité des dessins, forts de la participation de nombreux dessinateurs talentueux et une trame qui tient malgré tout la route.


SITE OFFICIEL DE MULTIVERSITY


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