L’une des dernières sorties majeures de l’année est un film sur les requins. Bien que cela fasse bien longtemps qu’une production du genre ne nous avait pas fait frissonner de peur, The MEG (En Eaux Troubles) tente par des images percutantes montrant une bête aux dimensions monstrueuses de nous remémorer ces bons vieux souvenirs. Il ne suffit effectivement plus de montrer des requins dévorant des nanas blondes en bikini pour créer le divertissement recherché par les fans du genre. Le réalisateur américain Jon Turteltaub l’a bien compris et met sur table la thématique des mégalodons, une espèce de squales normalement éteinte depuis bien longtemps.

La peur a une taille… 27 mètres!

Lors d’une expédition scientifique menée dans le grand Pacifique, Morris (Rainn Wilson) et son équipe découvrent un océan sous l’océan. Cette zone vierge de l’empreinte de l’homme semble cacher une mine d’or pour le monde de l’océanographie. Mais alors que le petit sous-marin des explorateurs s’apprête à explorer ce territoire inconnu, une bête agressive et aux dimensions incroyables s’attaque à eux.

Malheureusement pour Jonas Taylor (Jason Statham), cet événement raisonne désagréablement avec un incident vécu par son équipe et lui-même dans un sous-marin. Accusé à tort d’avoir lâchement abandonné plusieurs de ses hommes à une mort certaine sous la surface à cause d’une crise de panique, notre protagoniste jure que quelque chose de terrible sommeille dans les eaux troubles de l’océan.

Ce n’était pas sans compter sur le milliardaire Morris qui, en se rendant dans le lieu d’exil de Jonas, le supplie de venir au secours de sa petite équipe coincée avec la « chose ». Après une petite résistance de notre héros, Jonas décide d’aider Morris dans l’espoir de trouver les preuves concernant la tragédie vécue dans son sous-marin il y a de cela des années.

De l'action en plein avec le film en eaux troublesPeur bleue pour Statham

C’est donc tout en proposant un scénario cousu de fil blanc que Jason Statham nous délivre des scènes d’action dont lui seul à le secret, accompagné d’un casting de choix composé entre autres de Ruby Rose (John Wick/Batwoman), Bingbing Li (Transformer) ou Robert Taylor (Diversion).

Bien que les effets spéciaux mis en avant ne soient pas toujours resplendissants, les différentes péripéties s’enchaînent sous un rythme soutenu pour ne jamais laisser le spectateur sur sa faim. Parsemé d’humour subtil, le scénario tient la route et les jeux d’acteurs sont tout simplement impeccables. On reprochera toutefois une fin un peu trop dopée aux acrobaties improbables de Statham, mais le tout se laisse regarder sans aucun souci.

en eaux troubles avec Jason StathamSortant ainsi des sentiers battus, En Eaux Troubles délivre enfin une histoire ravivant la flamme perdue depuis Peur Bleue. Il est très certainement à conseiller aux fans des peurs sous-marines mais certains pourraient trouver les scènes d’action parfois un peu trop pimentées, histoire de ne pas tourner qu’autour du dîner du Mégalodon. Mention d’honneur pour la bande-son qui est tout simplement exquise. Il n’y a pas à dire, nous tenons ici le meilleur film de requins depuis un bon moment.

Une version 4K pour plus de sensations

Disponible en version 4K UHD, le film se contente comme tous d’une bande-son Dolby Digital 5.1 pour la version française, sans Dolby Atmos. Pour le rendu 4K, qui est en réalité un upscale 2K, il délivre néanmoins un intérêt tout particulier dans les cas où les acteurs explorent les fonds marins, remplis de détails. Là où un entremêlement de couleurs pâle et d’autres moins s’affichent sur le Blu-ray 1080p, le 2160p et la HDR accentuent les éléments en arrière-plan. Un autre exemple, des plus flagrants, survient lors d’une scène montrant une plage remplie de touristes (bah oui, c’est un film de requins tout de même!) qui ressortent très bien du décor grâce à la résolution boostée de la copie UHD. En bref, En Eaux Troubles possède tous les plans nécessaires pour apprécier les côtés resplendissants et inquiétants des eaux profondes en Ultra HD, à condition d’avoir opté pour une TV adéquate. Dans notre cas, un écran Samsung 55″ Série 6 fera très bien l’affaire, tandis que le résultat sera d’autant plus marquant sur une OLED ou QLED. Concernant les bonus, dommage de constater que ceux-ci se retrouvent uniquement que sur le Blu-ray annexe.

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