TEST – Starlink : Battle for Atlas

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Fiche technique Starlink : Battle for Atlas

Starlink Battle For AtlasÉditeur : Ubisoft
Développeur: Ubisoft
Date de sortie : 16 octobre 2018 sur Nintendo Switch, PS4, Xbox One
Type : RPG/Toys-to-life
Multi : oui
Langue : français

Sorti le 16 octobre dernier, Starlink était l’un des jeux les plus attendus du côté d’Ubisoft en cette fin d’année. Vous pouvez d’ailleurs retrouver notre test de l’excellent Assassin’s Creed Odyssey à cette adresse. Bref, revenons à nos moutons. Aujourd’hui, nous revenons avec le test de Starlink : Battle for Atlas. Alors, Starlink la nouvelle star ou véritable désillusion ? Réponse dans ce test !

Un mot sur l’histoire

Starlink : Battle for AtlasStarlink nous propulse, comme son nom l’indique, en plein cœur d’Atlas. Nous nous trouvons embarqué à bord de l’Initiative Starlink. Guidée par un chef doué de sagesse du nom de Grand, elle tente de stopper l’infâme Grax, chef-gourou de la Légion oubliée. Ce dernier poursuit un but précis : s’emparer de la Nova, une source d’énergie particulièrement puissante et rare. Le vaisseau est composé d’un équipage très classique : un capitaine doté de sagesse, un jeunot bourré de talents et héros en devenir, une voleuse, un extraterrestre et même un adolescent. Arrêtons-nous d’ailleurs sur Levi McCray (c’est son nom). Celui-ci est doublé par Norman Thavaud et n’arrête pas de faire des blagues pourries sur les réseaux sociaux. Pis encore, le doublage de ce personnage est complètement raté avec des intonations souvent à côté de la plaque. Norman aurait Fox Starlink : Battle for Atlasmieux fais de rester derrière ses vidéos, où il excelle. Pour le reste du doublage, nous n’avons rien noté de particulier. L’histoire est malheureusement décevante. On se surprend quand même à s’attacher à certains personnages, dont Fox McCloud, qui est, disons-le, la principale star de ce titre sur Switch seulement puisqu’il est exclusif à cette plateforme. La musique, elle, n’est pas exceptionnelle, mais n’est pas non plus foncièrement mauvaise.

Une réussite visuelle

Starlink Battle For AtlasGlobalement, nous pouvons considérer que le jeu est une réussite visuelle. Tout l’univers, les planètes et les dessins colorés sont cohérents. Starlink : Battle for Atlas est comparable à un dessin animé de science-fiction conçu pour des adolescents. Nul doute que cela plaira à bon nombre de joueurs. Côté technique, le jeu est très beau et très fluide sur PS4 et Xbox One. Par contre, la version Switch est en deçà des attentes. En effet, la version Switch accuse réellement le coup côté technique. En mode TV, les textures sont littéralement baveuses (élément que j’ai déjà pu mettre en évidence au cours de la découverte du jeu, disponible ici), l’aliasing est omniprésent et le clipping pique aux yeux in-game. En mode tablette, les textures sont plutôt correctes, mais l’aliasing et le clipping restent d’actualité. Point positif au tableau : le framerate qui reste tout le temps constant.

Un titre qui se démarque

Starlink : Battle for Atlas est un jeu de type toys-to-life. Mais, à la différence des autres, Ubisoft prend au sérieux son public. Ainsi, s’il reprend bel et bien le principe des figurines qui prennent vie à l’écran, le jeu n’est absolument pas dirigiste. Le joueur n’est pas propulsé dans des couloirs définis. Au contraire, c’est un véritable monde ouvert avec des planètes peuplées qui s’offre à nous avec des notions de RPG. Et ça c’est plutôt positif.

Starlink : Battle for Atlas
Kirite sera votre premier havre de paix…

Starlink : Battle for AtlasDans ce monde, vous aurez d’abord la possibilité de suivre simplement l’histoire solo via les quêtes principales. 70 à 80% de celles-ci représentent le tutoriel du jeu. En clair, vous devrez essentiellement atterrir sur une planète, découvrir les zones, trouver les Extracteurs de la Légion et les détruire. Une fois annihilés, on vous indiquera l’emplacement du Prime de la zone, une sorte de gros robot bien méchant. Enfin, une fois ce dernier éliminé, vous aurez accès au boss du « niveau » appelé Cuirassé. Ce même schéma se répétera sur chaque planète. Heureusement, le challenge est au rendez-vous et certains combats sont ardus. Notons qu’il existe plusieurs niveaux de difficultés que l’on peut changer à tout moment.

Toutefois, réduire Starlink à cela serait une véritable erreur. En effet, les activités sont nombreuses. Si le but premier du jeu d’Ubisoft est d’abattre sans pitié les hordes d’ennemis de la Légion, vous devrez également rencontrer et créer une alliance durable avec les espèces locales. L’objectif final est la création d’un vaste réseau de défense sur chaque planète pour empêcher la conquête de Grax. Pour ce faire, vous pourrez « recruter » des bâtiments via la réalisation de quêtes ou tout simplement en construire (raffineries, casernes ou laboratoires). Ceux-ci permettent de gagner des bonus comme de l’électrum (monnaie du jeu) par exemple. Évidemment, plus le nombre d’installations augmente plus vous gagnerez. Atteindre les 100% sur chaque planète constituera votre objectif final. Et, autant le dire tout de suite, il y a du boulot. Bien que répétitives, on ne s’ennuie pas et on aime se perdre dans ce vaste monde. À cela, il faut encore ajouter tous les collectibles à collecter. Bref, la durée de vie est presque infinie, d’autant plus que les hors-la-loi seront toujours là pour mettre en péril vos plans et que Grax continuera sans arrêt d’envoyer ses sbires pour reconquérir les planètes perdues.

Une version Switch qui vaut le coup ?

Avant d’analyser les figurines, posons-nous la question suivante : la version Switch de Starlink vaut-elle le coup ? Oui. Clairement. Malgré une technique clairement en deçà, le jeu arrive à nous charmer grâce à Fox McCloud et sa bande d’amis. Ceux-ci se fondent à merveille dans l’univers et à travers l’histoire. Piloter le vénérable Airwing est vraiment plaisant. De plus, ils bénéficient d’une histoire secondaire, dont le but est de rattraper un certain Wolf O’Donnell.

Starlink : Battle for AtlasDe belles figurines ?

Voilà qui arrive la question épineuse : les figurines. En effet, c’est une question incontournable pour tout toys-to-life qui se respecte. Ici, nous avons affaire à des figurines aux formes très simples et dont la finition laisse parfois à désirer. Comme d’habitude, cela fait très jouet pour enfant en plastique. Mais bon, pas de quoi fouetter un chat, c’est comme cela pour la majorité des jeux du genre.

Starlink : Battle for Atlas Côtés figurines, Starlink se décompose en plusieurs « formats ». Selon vos envie et votre bourse, vous pourrez acheter des pilotes, des vaisseaux et des armes supplémentaires.  La boîte de démarrage comprend toujours un vaisseau, un pilote et deux armes ainsi que tout le matériel nécessaire pour jouer. Là où réside l’intelligence d’Ubisoft par rapport à l’usage de ces figurines, c’est que tout est très intuitif. Il est facile de modifier son vaisseau en cours de partie. Par ailleurs, un grand atout du titre se trouve dans les armes, qui correspondent à des éléments (feu, glace, vortex, etc.). Cela a un impact très important dans le jeu directement puisque certains ennemis seront plus vulnérables que d’autres à tel arme. Notez que si deux éléments sont bien combinés ensemble (feu + glace par exemple), cela peut entraîner des « dégâts thermiques », autrement dit de très gros coups critiques.  nDe bons combos en perspective. Starlink : Battle for AtlasÉvidemment, soyons franc, c’est aussi un bon moyen marketing pour vous faire passer à la caisse rapidement. Mais, on ne s’en plaindra pas. RPG oblige, les armes et vaisseaux peuvent être améliorés grâce à des mods gagnés directement dans le jeu. De plus, chaque pilote possède ses propres caractéristiques et ses propres pouvoirs spéciaux. Par exemple, Fox peut appeler ses coéquipiers en renfort. Il en va de même pour les vaisseaux puisque ceux-ci possèdent leurs propres caractéristiques. Autre coup de génie : Ubisoft vous permet d’utiliser une version numérique de votre équipement, ce qui permet de modifier directement in-game votre vaisseau sans figurines. C’est un peu moins magique, mais vachement plus intéressant sur Switch où la portabilité est essentielle.

Points positifs

  • Retour du toys-to-life.
  • Un toys-to-life ultra sympathique.
  • Figurines vraiment cool…
  • Bonne VF globale…
  • Graphismes très colorés.
  • Cohérence de l’univers.
  • Monde riche.
  • Activité nombreuses.
  • Bonne durée de vie.
  • portabilité assurée via le numérique.
  • Fox pour la version Switch.
  • Challenge correct.

Points négatifs

  • …Mais un peu jouet en plastique quand même côté finition.
  • …Sauf Levi.
  • Scénario décevant.
  • Un peu répétitif par moment.
  • Version Switch deçà techniquement.

SITE OFFICIEL


APERÇU DE REVUE
Note globale
8
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Historien belge de formation, je suis un passionné de jeux vidéos et de Star Wars depuis ma tendre enfance. J'ai commencé sur Megadrive avant de découvrir la PS1. Après avoir fait le tour de la Playstation (PS1-PS2-PS3), j'ai décidé de retourner ma veste et je joue actuellement sur Xbox One, Switch, et parfois sur 3DS. Mes jeux favoris sont les jeux action-aventure et les RPG. Pour me suivre : - Gamertag : rforce2 - Code ami Nintendo Switch : SW-6116-2258-9414

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