Fiche technique de Kingdom Come Deliverance:

Kingdom Come Deliverance Jacquette Xbox One

Développeur : Warhorse Studio
Éditeur : Deep Silver
Date de sortie : 13 février 2018 sur PC, PS4 et Xbox One
Type : RPG orienté historique et réaliste
Langue : français
Version testée : Xbox One

Un jeu de type RPG orienté vers un réalisme historique poussif a-t-il sa place dans notre univers vidéoludique ? Warhorse Studio a visiblement pensé que c’était le cas lorsque celui-ci a lancé, en 2011, une campagne sur kickstarter afin de concrétiser le projet. Heureusement pour le studio, la campagne fut un immense succès. Après sept ans de développement et de patience, les joueurs ont pu découvrir (enfin) la bête Kingdom Come : Deliverance. Mais, que vaut réellement le titre de Warhorse Studio ? Le test que nous avons réalisé est sans appel : un très bon jeu vidéo souffrant, malheureusement, de quelques problèmes entachant l’expérience de jeu.

Les graphismes, c’est joli, mais il y a mieux

Débutons directement par le sujet qui fâche : les graphismes. Et autant le signaler tout de suite, si vous êtes un féru de beaux graphismes bien pétant, éblouissant littéralement vos pupilles, passez votre chemin. En effet, l’aspect graphique de Kingdom Come : Delivrance n’est pas réellement son point fort. Si les textures ne sont pas médiocres en soi, le titre de Warhorse Studio souffre malheureusement d’un aliasing très profond et de beaucoup de ralentissement. De plus, le jeu peine à rester à des 60 fps par seconde. Quant aux textures, on peut dire que le jeu reste « beau »…mais de loin seulement. En effet, on se surprendra souvent à s’arrêter quelques instants afin d’admirer le paysage campagnard alentour. En fait, le bas blesse dès qu’on s’approche un peu de trop des zones urbanisées ou, simplement, chargées d’éléments. C’est à ce moment qu’on se rend compte que Kingdom Come ne concurrencera pas un Forza sur les graphismes. En conséquence, on conclura en disant que le jeu n’est pas hype moche, mais n’est pas non plus le plus beau jeu qui existe sur le marché…loin de là s’en faut ! Pour résumer : des graphismes honnêtes, mais on aurait pu attendre quand même mieux.

Une interface complexe mais qui fait le taf

Parlons maintenant de l’interface du jeu. Ce dernier est très complexe. Mais les joueurs aguerris de RPG tels que The Witchers ou encore Skyrim ne seront guère étonné. En effet, si l’interface reste complexe, il se situe dans la lignée de ce qui se fait dans la matière. Par contre, il est vrai que cet aspect peut rebouter les joueurs débutants, n’ayant pas l’habitude des grandes productions de RPG. Toutefois, cet interface se révèle toutefois efficace, si tant est qu’on aie pris le temps de s’y adapter et de comprendre son fonctionnement.

Un gameplay avec de bonnes idées, mais pas encore au point

Un autre point sur lequel il convient de s’arrêter concerne le gameplay que l’on peut qualifier d’exigeant. On pense notamment aux combats. A ce sujet, la direction réaliste prise par Warhorse Studio aura eu, disons-le, un fort impact sur les mécanismes de combats. S’il faut saluer l’idée, qui est bonne, le système n’est pas encore au point. Cela se sent cruellement dans les combats contre plusieurs lascars où la baston ressemblera plus à quelque chose de fouillis. De plus, les touches sont relativement limitées : deux touches d’attaques (une faible et une autre puissante), une touche pour parer et, enfin, une touche pour repousser une fois sur deux l’adversaire. A cela, il faut encore ajouter l‘animation qui est tout sauf épique. Bref, il y a (encore) mieux. Ceci est également un constat qu’on peut faire au sujet de certaines « activités » comme le crochetage. Mais, l’exemple le plus criant réside certainement dans ces fameux schnaps du sauveur qui permet de sauvegarder. L’idée, en soi, est de nouveau intéressante, mais mal foutue, car cette boisson est rare et coûte très cher.

Une précision historique à rude épreuve

D’un point de vue historique, nous voilà plongé dans le Royaume de Bohême, du Saint-Empire romain germanique, durant la première moitié du XVe siècle. Paysages bucoliques, longues plaines et paysages urbains seront, grosso modo, les principaux environnements que l’on rencontre dans le jeu. Le souci pour le réalisme est vraiment l’un des gros points forts de Kingdom Come. Cela se remarque essentiellement le réalisme historique. On mettra, par exemple, en avant les codices présents dans le jeu vous donnant toute une panoplie d’informations sur des notions et sujets historiques telles que la dîme, la condition de la femme, etc. C’est très intéressant et relativement rare dans un jeu vidéo, d’où l’importance de le signaler. Mais (et oui, il y a un mais), on notera, parfois, le manque de précision ou de nuances sur l’une ou l’autre information. Mais rien de bien grave. Enfin, il convient de signaler qu’on a pas pris en compte l’histoire même du jeu. En effet, elle résulte d’une véritable fiction (même si elle est crédible d’un point de vue historique).

Un scénario aux petits oignons

Justement, parlons-en du scénario. Il faut souligner la qualité de celui-ci et ce, malgré un prologue très long. L’histoire se déroule à merveille après celui-ci. On y incarne un jeune fils de maréchal-ferrant qui a soif d’aventure. Le tout sur fond d’une lutte de pouvoir entre Vinceslas IV,Empereur du Saint-Empire, et le roi de Hongrie Sigismond du Luxembourg.  Ici, nous n’irons pas plus loin dans le scénario du jeu afin d’éviter tout spoil. Sachez, toutefois, que Kingdom Come vous proposera régulièrement des dilemmes à des entrecroisements de direction possibles dans le scénario vous assurant ainsi une expérience de jeu différente d’une partie à l’autre. Quant à la durée de vie, il vous faudra pas moins de 40h, au minimum, pour terminer la trame principale. Évidemment, on ne compte pas le nombre d’activités, quêtes annexes et autres joyeusetés disponibles au fil de votre périple. A ce sujet, les activités proposées sont rapidement répétitives : la plupart du temps, une quête s’assimilera à résoudre une enquête quelconque (crime, ordre public, etc.). Ajoutez à cela une bande-son au poil et vous avez le cocktail parfait pour des ambiances de ouf.

Mon pays pour des bugs….

Alors là, on va commencer à toucher à l’une des grosses faiblesses de Kingdom Come, démontrant encore une fois son caractère imparfait : les bugs. Le jeu souffre d’une quantité astronomique de bugs en tout genre : dialogues, doublages VF, animations, chargement du décor, caméra, des PNJ en manque de vie. Bref, la catastrophe. Qu’on se comprenne bien, on ne parle pas, ici, de quelques bugs qui prêtent à sourire, à l’instar de ce qui se faisait sur des RPG comme Fallout ou encore Skyrim. Nenni. Ici, il s’agit parfois de « gros » bugs qui ternissent l’expérience de jeu. Si on devait comparer cette situation, on la rapprocherait sûrement d’un certain Assassin’s Creed Unity. Vous voyez ?

Et des temps de chargements récurrents et hyper long

Aux bugs, vient s’ajouter des temps de chargement à la fois longs et très réguliers. On se permet d’en parler dans ce test, car cela peut constituer un frein notoire à l’expérience de jeu. On prendra l’exemple d’écrans de chargement longs entre deux dialogues par exemple. La trame narrative est, ainsi, quelque peu coupée. Cela est franchement dommage pour un jeu qui se veut surtout solo et narratif.

Points Positifs :

  • Environnement saisissant
  • Immersion totale
  • Retour dans le passé
  • Relative précision historique
  • Une interface complexe mais efficace
  • La bande-son.
  • Un scénario bien écrit
  • Des dialogues qui tiennent la route
  • Des personnages collant à l’univers
  • le système de combat 1vs1
  • la durée de vie honnête

Points Négatifs :

  • Des bugs en veux-tu en voilà
  • Des PNG qui manquent de vie
  • Aliasing très présent
  • Un jeu beau, mais seulement de loin.
  • Des temps de chargement très longs
  • Et très présents
  • Une interface non adaptée aux débutants
  • Manque de précisions pour certaines quêtes
  • Textures qui ont tendance à baver, parfois.
  • Beaucoup de fausses bonnes idées (schnapps du sauveur, etc.)
  • Gameplay très (trop) exigeant


SITE OFFICIEL


APERÇU DE REVUE
Note globale
6
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Historien belge de formation, je suis un passionné de jeux vidéos et de Star Wars depuis ma tendre enfance. J'ai commencé sur Megadrive avant de découvrir la PS1. Après avoir fait le tour de la Playstation (PS1-PS2-PS3), j'ai décidé de retourner ma veste et je joue actuellement sur Xbox One, Switch, et parfois sur 3DS. Mes jeux favoris sont les jeux action-aventure et les RPG. Pour me suivre : - Gamertag : rforce2 - Code ami Nintendo Switch : SW-6116-2258-9414

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