Jacquette Dragon Quest Builders Nintendo Switch

Développeur : Square Enix
Éditeur : Square Enix
Date de sortie : 9 février 2018 sur Nintendo Switch
Type : JRPG / Construction
Langue : français

Alors que Dragon Quest Builders 2 est d’ores et déjà annoncé pour l’archipel nippon, Dragon Quest Builders sortira chez nous le 9 février prochain (le 1er mars au Japon). Nul doute d’ailleurs que le succès du titre dans nos contrées aura un impact notoire sur la potentielle sortie du second volet en Occident. Après une très bonne version PS4 et PS Vita, Square Enix entend maintenant conquérir le marché de la Nintendo Switch. Après avoir pu tester le jeu en long et en large, nous vous donnons notre avis.

Une version à la hauteur de la PS4.

Si le portage de Dragon Quest Builders a pris du temps, voilà que l’interprétation scénarisée de Minecraft de Yuji Horii sort sur Nintendo Switch. Et la version (à la fois portable et jouable en mode TV) n’a clairement pas à rougir de ses aînées. D’un point de vue graphique, les graphismes sont effectivement très proche de la version PS4. En réalité, elle se situe même juste en deçà (a little) de la PS4 tout en étant supérieure graphiquement à celle sortie sur PS Vita. De manière générale, il faudra logiquement se contenter d’un affichage en 720p en mode téléviseur. Mais, malgré cela, le frame-rate se maintient à un niveau très remarquable de 60 images par seconde. Une vidéo réalisée par Blunty compare à merveille la version Nintendo Switch de Dragon Quest Builders avec celle de la PS4. Vous pouvez la retrouver ci-dessous.

L’univers Dragon Quest au creux de la main

Mais il faut rester honnête, l’un des principaux atouts de Dragon Quest Builders est sa portabilité. Pouvoir construire et créer partout est réellement un avantage à ne pas négliger. En mode portable, malgré un affichage d’écran plus limité (720p pour une fréquence de 30 fps), le jeu se comporte plutôt bien et bénéficie d’une grande fluidité. En mode tablette, nous avons pu noter quelques saccades, mais rien de réellement dérangeant. Nous regrettons toutefois le manque d’utilisation des technologies propres à la Switch. Les vibrations HD des joy-con sont ainsi peu employés et l’écran tactile est totalement absent. Pourtant, force est de constater que l’usage de ce dernier aurait pu être un véritable plus, notamment dans la gestion de l’interface et de l’inventaire. Bref, Dragon Quest Builders, version Nintendo Switch, combine des graphismes très proches de celle PS4 et la portabilité qu’offrait la PS Vita. Que demander de mieux ?

Une caméra très sensible et capricieuse

L’autre point qu’il faut aborder dans ce test, c’est la sensibilité de la caméra. Cette dernière est, par ailleurs, un tantinet capricieuse par moment. Cela est extrêmement perceptible lorsque nous nous retrouvons à l’intérieur d’un bâtiment ou dans un milieu confiné. En effet, nombreuses sont les situations où, à l’intérieur d’un bâtiment, nous sommes amenés à diriger notre personnage quasiment à l’aveugle. Il s’agit d’un élément important à noter, car il peut très vite s’avérer agaçant. Il s’agissait déjà d’un reproche que nous avions pointé dans notre test sur Dragon Quest Builders, version PS4. Décidément, il semblerait que les développeurs n’aient pas arrangé ce problème dans cette nouvelle version du jeu…

Un système de combats un peu simpliste

Quant aux combats, force est de constater que ceux-ci sont assez simplistes. Notre personnage évolue dans un environnement très hostile. Le cycle jour/nuit change totalement notre manière d’aborder le farm. De fait, notre vision est amoindrie et les ennemis sont plus résistants et agressifs durant la nuit. Dès lors, vous l’aurez compris, la récolte de ressources est préférable de jour plutôt que de nuit. En outre, les ennemis ne manquent pas. Le joueur est véritablement confronté à une panoplie relativement variée d’adversaires connus de l’univers de Dragon Quest. Les fans ne seront donc pas dépaysés.

Toutefois, il semblerait que le système de combat ne soit pas le plus grand avantage du jeu…bien au contraire ! En effet, les combats sont extrêmement simples et manquent clairement de finesse. Très vite, ils deviennent même redondants, ce qui provoque du coup un sentiment de lassitude lorsque nous engageons un combat face à un adversaire. Pour battre un ennemi, il vous suffira à marteler sans relâche sur la touche Y. Le système de combat manque ainsi cruellement d’originalité et de stratégie (l’ajout d’une touche d’esquive n’aurait pas été du luxe). Un point négatif qui peut être un obstacle à l’achat du jeu pour certains joueurs. Toutefois, sachez que le grand intérêt du jeu réside dans son mélange RPG/construction, et non purement sur son système de combats.

Un Minecraft scénarisé

Abordons maintenant le principal intérêt du jeu : son mélange entre jeu de construction et RPG. Dans ce test, nous n’aborderons pas l’histoire en tant que telle. En effet, cette dernière est exactement la même que pour les versions sorties précédemment. En conséquence, nous vous renvoyons vers le test que nous avions réalisé à l’époque pour obtenir plus d’informations à ce sujet. Toutefois, il devient clair que ce mélange entre jeu de construction et RPG est un réel atout, qui se fait sentir dès le début du jeu. A commencer par les dialogues, extrêmement présents (et parfois très long). C’est pourquoi Dragon Quest Builders n’est pas réellement un jeu à mettre entre les mains des plus petits. Le public cible est surtout constitué d’individus plus âgés, fans de la licence, et qui aiment lire des tonnes et des tonnes de textes.

Ensuite, le côté RPG se ressent fortement aussi à travers les quêtes. Omniprésentes, celles-ci se réalisent au grès de l’aventure et participent même à l’élaboration de celle-ci. Dès lors, aucune quête ne paraît vraiment inutile, car elles permettent d’avancer dans l’histoire et apportent toujours des éléments nouveaux (comme des plans, des matériaux, etc.). En parlant de matériaux, il faut noter aussi un phénomène de « raréfaction » des ressources au fil de l’aventure. Ainsi, plus nous avançons dans l’histoire du jeu, plus le manque de ressources se fait sentir et plus les matériaux demandés sont rares. Ce phénomène accentue du coup l’importance du farm et, parfois, nous voilà bloqué pour un certain temps dans le jeu jusqu’au moment où nous avons récolté assez de matériaux pour construire ce qu’il faut pour remplir la quête et, ainsi avancer dans l’histoire.

Le mode libre

Le mode libre permet, lui, de laisser libre court à son imagination. Toutefois, il faudra s’armer de beaucoup de patience pour le débloquer. En effet, comme pour la version PS4, il se débloque uniquement à la fin de l’aventure. Au niveau de ce mode libre, nous n’avons pas décelé de grosses différences avec les anciennes versions. C’est pourquoi, plutôt que nous répéter, nous renvoyons de nouveau vers notre premier test sur PS4.

Quid des nouveautés de la Switch ?

Quant aux nouveautés apportées dans cette nouvelle version de Dragon Quest Builders, nous noterons d’abord le Smilodon. Ce dernier est une monture très pratique pour se balader plus rapidement dans le jeu. Elle permet également de collecter plus facilement et efficacement les ressources puisqu’il est possible de tuer les monstres à l’aide de notre familier. Enfin, l’autre grande nouveauté de la version Nintendo Switch est l’ajout d’une ressource particulière : les pixels. Celles-ci permettent, tout simplement, de confectionner des décors 8-bit, en hommage à Dragon Quest, premier du nom. Si ces ajouts sont appréciables et assez sympathiques, force est de constater qu’elles ne vont pas radicalement changer l’expérience de jeu. Nous aurions d’ailleurs préféré, comme déjà indiqué précédemment, un jeu se basant davantage sur les fonctionnalités que peut apporter la Nintendo Switch.

Points Positifs :

  • l’Univers Dragon Quest.
  • La bande-son.
  • La portabilité du titre.
  • Le scénario.
  • Mélange construction/RPG.
  • L’auto-gestion du village.
  • Le Smilodon.
  • Excellente fluidité.
  • Une version très proche de la PS4 et de la PS Vita.
  • Cycle jour/nuit.
  • Le mode libre.
  • Les quêtes qui apportent toujours quelque chose d’utile.

Points Négatifs :

  • Des ressources peut-être un tantinet trop rare parfois.
  • Manque de fonctionnalités liées à la Nintendo Switch.
  • Caméra capricieuse en milieu confiné.
  • Des combats trop simplistes.
  • Une Version peut-être un peu trop proche des précédentes (manque de nouveautés notoires).
  • Manque de profondeur dans le gameplay.
  • Un nombre de dialogues très important, qui pourrait en faire reculer plus d’un.

    SITE OFFICIEL DE DRAGON QUEST BUILDERS


APERÇU DE REVUE
Note globale
7
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Historien belge de formation, je suis un passionné de jeux vidéos et de Star Wars depuis ma tendre enfance. J'ai commencé sur Megadrive avant de découvrir la PS1. Après avoir fait le tour de la Playstation (PS1-PS2-PS3), j'ai décidé de retourner ma veste et je joue actuellement sur Xbox One, Switch, et parfois sur 3DS. Mes jeux favoris sont les jeux action-aventure et les RPG. Pour me suivre : - Gamertag : rforce2 - Code ami Nintendo Switch : SW-6116-2258-9414

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