Star Wars VIII : The Last Jedi sort demain. Nous le savons, vous l’attendez toutes et tous. Nous avons eu la chance de le voir en avant-première grâce à Disney à Bruxelles et par conséquent, nous allons pouvoir vous donner notre avis avec quelques heures d’avance. Mais ne vous inquiétez guère, continuez votre lecture paisiblement, car il nous vous assurons une critique cinéma sans aucun spoiler (parole de Wookie !). Découvrez donc notre critique de Star Wars VIII : The Last Jedi, un titre entre espoir et désespoir.

L’équilibre, mon jeune padawan

Star Wars VIII : The Last Jedi est sans cesse à la recherche de « l’équilibre« . Ce mot est d’ailleurs extrêmement récurrent dans le film. Et lorsque celui-ci n’est pas mentionné explicitement, il est sous-entendu. Nous pourrions aussi dire que le principe même « d’équilibre » est omniprésent à travers l’ensemble du film. Ce concept est en effet présent partout, que ce soit entre les personnages principaux (Rey et Kylo Ren), entre la lumière et l’obscurité, entre espoir et désespoir.

Star Wars Episode VIII: The Last Jedi ou le « Sommeil » de la Force »

Justement, puisqu’il est question d’espoir et de désespoir, passons à un second grand sujet : le caractère très sombre du film. L’obscurité est au cœur du récit. D’ailleurs, nous pouvons dire que la Résistance n’a certainement pas une forme olympique de ce Star Wars VIII : The Last Jedi. Ainsi, si l’épisode précédent se nommait le « Réveil de la Force », ce huitième épisode pourrait être son pendant « obscur » : le « sommeil de la Force« . Fort heureusement, tout n’est pas obscur puisqu’une lueur d’espoir tend à se profiler à l’horizon…

En fin de compte, nous sommes face à un scénario et une réalisation, il faut le dire, qui n’est pas aussi sombre que Rogue One. En réalité, Star Wars VIII: The Last Jedi se centralise vraiment sur les émotions et procure beaucoup de sentiments (parfois contradictoires) d’espérance, de déception, de joie, de tristesse. Le rythme des scènes étant souvent très rapide, les événements s’enchaînent à tel point qu’il est parfois difficile d’assimiler entièrement l’information.

Une amélioration nette côté références

Quant au nombre de références aux autres films de la saga, il faut reconnaître que le réalisateur et son équipe ont fait du bon travail. Si des clins d’œil aux anciens épisodes sont bien présents, force est de constater que le nombre est en drastique diminution par rapport à l’épisode VII. Le dosage n’est pas parfait, certes, mais il faut savoir reconnaître des efforts quand il y en a. Espérons que l’épisode IX se situera, à ce niveau, dans la même lignée.

De plus, nous avons parlé précédemment du caractère fortement émotionnel du film. Il convient ici d’ajouter une petite précision. En effet, ce qui ressort de ce nouvel épisode de Star Wars, c’est la prédominance du sentiment de « nostalgie« . À quelques exceptions près, les références aux anciens films ont souvent un lien direct ou indirect avec la nostalgie, ce qui, au final, renforce le côté très émotionnel du film.

Un humour un poil trop « marvelesque »

Il nous faut aussi parler d’un autre point : l’humour. Dans Star Wars VIII :  The Last Jedi, l’humour est une composante importante, à l’instar d’un Thor Ragnarok par exemple. En effet, dans ce huitième épisode de la saga, nous pouvons qualifier l’humour de « marvelesque« . Et malheureusement, le dosage à ce niveau n’est pas parfait. Évidemment, cet humour n’est, en soi, pas désagréable et il faut reconnaître que les « vannes » et autres gags sont généralement bien trouvés et bien placés. Toutefois, nous aurions peut-être aimé en avoir un tout petit peu moins ou, en tout cas, pas coup sur coup (ce qui est le cas parfois). C’est un détail, nous en sommes conscient, mais nous tenions quand même à en toucher un mot.

Un montage au top

Question montage, le découpage des scènes est très bon. Nous pouvons même ajouter l’importance du découpage comparatif dans le montage en lui-même. En effet, l’action, dans Star Wars VIII: the Last Jedi, se déroule dans une même temporalité, mais dans des espaces différents. Dès lors, nous suivons des actions se déroulant dans des lieux différents, mais en même temps à la fois. En conséquence, nous avons une impression sans cesse de comparaison entre ce qui se passe dans les différents endroits du film. Nous n’irons volontairement pas plus loin parce que nous avons promis de ne pas spoiler. Sachez tout de même que le temps est très court. De fait, le propos du film ne se déroule pas sur plusieurs années.

Un pari réussit ?

Lourdes étaient les attentes au tour de ce Star Wars VIII: The Last Jedi. Force est de constater que nous ne sommes pas déçu. Rian Johnson a su nous montrer, par sa réalisation, que nous pouvions avoir confiance en lui quant à la nouvelle trilogie à venir. Cet épisode « intermédiaire » fini ce que le VII avec débuté et met en place les événements à venir dans l’épisode IX. Une chose est certaine, nous avons hâte d’être en 2019.

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