Fiche technique de The Elder Scrolls V : Skyrim :
Skyrim sur Nintendo Switch

Développeur : Bethesda Softworks
Éditeur : 
Bethesda Softworks
Date de sortie : 17 novembre 2017 sur Nintendo Switch
Type : RPG
Langue : français
Multijoueur: non

Dovahkiin ! Qui aurait cru en 2011 entendre cette musique célèbre du jeu vidéo sur une console Nintendo ? Qui aurait cru qu’un jeu aussi vaste et aussi riche que The Elder Scrolls V : Skyrim pouvait se retrouver sur une console portable ? Malgré le scepticisme de certains, Bethesda nous démontre que l’expérience « skyrimesque » est tout à fait possible sur une console telle que la Nintendo Switch. Un titre qui s’adresse aux fans de RPG et à ceux de la saga. L’occasion de crier des Fus Ro Dah où l’on veut, quand on veut, avec qui ont veut et de la manière que l’on veut. Mais qu’apporte réellement cette version Switch en matière de nouveautés ?

The Elder Scrolls Nomad

Depuis sa sortie en 2011, Skyrim a fait couler beaucoup d’encres. Il a été probablement l’un des jeux les plus marquants de la génération précédente, à tel point que nous pouvons affirmer que peu sont ceux n’ayant pas eu la chance d’arpenter les vastes reliefs de Bordeciel. Aujourd’hui, après avoir vécu une nouvelle vie avec l’arrivée du jeu en « remake » sur Xbox One et PS4, c’est au tour de la Nintendo Switch d’accueillir les Dwemer, Draugr, Daedra, Nécromanciens, Squelettes, Fantômes, Vampires, et autres « joyeusetés » de la série.

Autant le dire tout de suite, le principal atout du titre sur Switch est sa portabilité. Quel bonheur de pouvoir crier des Fus Ro Dah un peu partout. Cette version du jeu n’a réellement pas la prétention de s’adresser à de nouveaux joueurs. Il s’adresse en effet avant tout à tous ceux qui souhaitent revivre l’expérience Skyrim de manière nomade. Une expérience tout de même enrichissante malgré l’absence de nouveautés en matière de contenus. Ce sont des centaines d’heures de quêtes, de donjons, de balades que nous avons enfin au creux de la main.

Un hardware maîtrisé

Lors de l’annonce de l’arrivée de Skyrim sur Switch, notre principale crainte résidait dans les performances techniques du jeu. La peur de se retrouver face à une version « rabais ». Mais heureusement, nous n’avons aucune impression désagréable de jouer à une sous-version du jeu. Et pour cause, nous pouvons affirmer que le hardware de la Switch a bien été utilisé. C’est une preuve de plus que si ce dernier est employé à bon escient, la Switch est capable de « bonnes » performances techniques.

D’ailleurs, il est justement temps de parler technique. De ce point de vue, il faut souligner que nous ne sommes pas face à la « plus belle » version de Skyrim. De manière générale, les graphismes sont en deçà des versions Xbox One, PS4 et, surtout, PC. Toutefois, le portage est visuellement assez sympathique, malgré un antialiasing un peu léger. En réalité, les graphismes se situent entre les versions originales sur les consoles d’ancienne génération (Xbox 360 et PS3) et les versions remastérisées sur nextgen (Xbox One et PS4). Vous trouverez ci-dessous une vidéo comparative très explicite réalisée par nos confrères d’IGN.

Une constante fluidité

Quant à la résolution, le jeu tourne en 720p natif en mode portable. La console placée sur son dock, le jeu bénéficie d’un upscale de 900p en mode TV. En mode portable, force est de constater que Skyrim tourne de manière très fluide. C’est d’ailleurs sur ce point que la version Switch se détache le plus du jeu sorti sur les générations passées. Sur Nintendo Switch, le jeu tourne en effet à 30 images par seconde. C’est peu, certes, surtout pour les joueurs les plus exigeants. Néanmoins, il faut souligner qu’il tourne à 30 images par seconde de manière constante. Or, si nous retournons en 2011, le manque de constance du jeu à ce niveau était quand même l’un de ses principaux défauts. Oubliez les saccades et les chutes du taux de rafraîchissement. Si nous voulions être un tantinet pointilleux, nous pourrions noter la présence, parfois, de clipping sur certains éléments visuels apparaissant à distance. Mais les textures, l’architecture des infrastructures ou encore la modélisation des personnages se portent globalement très bien sur la dernière née de Nintendo. Mais nous parlons ici du jeu en mode « tablette ». En effet, c’est là où le bât blesse. Malgré l’upscale à 900p, les imperfections, quasiment inexistantes en mode portable, sont beaucoup plus visibles en mode TV. En définitive, vous l’aurez compris, la portabilité qu’offre la Nintendo Switch au jeu phare de Bethesda est son réel atout.

Des temps de chargements améliorés

Quant aux temps de chargement, le titre bénéficie assez bien des 4go de mémoire de la Switch. Les écrans de chargement sont ainsi relativement rapides et ne dérangent pas l’expérience de jeu. Nous pouvons même noter une amélioration de ce point par rapport aux versions originales.

Une absence : les mods

Malgré le contenu incroyable rassemblé en une seule cartouche, il est quand même regrettable de ne pas retrouver de cette nouvelle version les mods qui ont permis d’allonger la durée de vie du jeu sur le long terme. Il s’agit évidemment d’une concession que Bethesda a dû faire afin de pouvoir porter Skyrim sur la console hybride. Si vous vouliez vous balader dans Bordeciel, sabre laser à la main, tel un seigneur Sith : abandonnez l’idée.

Mais un contenu dantesque

Heureusement, le titre de Bethesda possède plus d’un tour dans son sac. En effet, si l’absence de mods est déplorable (mais compréhensible), le jeu dispose quand même de plusieurs centaines d’heures de contenus. Par « contenus », nous comprenons la quête principale, tous les donjons, toutes les quêtes annexes, les quêtes liées aux guildes (Mages, Confrérie noire, voleur, etc.), celles liées à la guerre civile, etc. Bref, un contenu énorme. Celui-ci est étoffé par l’ajout des trois grands DLC du jeu : Dawnguard, Hearthfire et Dragonborn. Au programme : vampire, création d’un nid douillet et retour à Solstheim (les fans de Morrowind se reconnaîtront) pour affronter un autre enfant de dragon. Nous le comprenons : Skyrim peut occuper un joueur pendant très très longtemps.

D’ailleurs, il faut ici noter que le jeu numérique pèse 17 go environ. Nous comprenons dans cet espace de stockage le patch de langue qu’il vous faudra télécharger si vous souhaitez bénéficier du jeu en français. D’autres langues sont d’ailleurs disponibles en patch comme le russe, l’italien, l’allemand, l’espagnol, etc. Notons aussi que la durée de vie du jeu peut être allongée via le niveau de difficulté. Nous comptons six niveaux de difficulté : novice, débutant, normal, difficile, expert et légendaire. Notez toutefois que le niveau par défaut est le mode normal.

Une interface inchangée

Des listes interminables d’items et des menus assez compliqués. Bienvenue dans The Elder Scrolls ! La version Switch du cinquième opus de la série de Bethesda garde exactement les mêmes menus, la même disposition qu’en 2011. « Naviguer » dans les menus est un verbe bien approprié. Toutefois, il ne s’agit pas du tout d’une nouveauté. De plus, dans la mesure où la grande majorité des joueurs connaissent le jeu, cela ne devrait pas poser de difficultés notoires. Mais il est clair que l’interface et les menus peuvent paraître assez compliqués pour un néophyte. Nous regretterons aussi le manque de fonctionnalités tactiles.

En cours de jeu, nous avons d’ailleurs pu noter un certain nombre de bugs liés notamment à cette interface et au menu. Il nous est ainsi arrivé d’être « bloqués », les touches directionnelles ou les joysticks ne produisant aucun mouvement. Heureusement, ce genre de bug n’est pas trop récurrent et est facilement résoluble puisqu’il suffit de revenir en jeu et de relancer le menu en question.

D’autres bugs tout à fait communs (les fans savent ce qu’il en est !) ont été rencontrés. Par exemple, il n’est pas rare de voir les PNJ se comporter de manière relativement bizarre, en particulier nos fameux compagnons de route. Certains bugs audiovisuels ont également été aperçus, mais rien de très dérangeant. Et puis, soyons honnêtes, les bugs font aussi un peu le charme du jeu non ?

SkyrimUne nouveauté : les Amiibo

Une grande nouveauté de cette version de Skyrim est la compatibilité Amiibo. En effet, il vous sera possible de débloquer toute la tenue « Hyrule » de Link dans The Legend of Zelda : Breath of the Wild grâce aux Amiibo de la même série. Les autres figurines débloquent des coffres aléatoires (comme dans Breath of the Wild) qui offrent un butin. Ce dernier est généralement (et surtout) composé de nourritures, d’ingrédients et de quelques petites piécettes d’or. Pas folichon, mais toujours sympathique. Pour utiliser les Amiibo, il suffit de s’équiper du pouvoir correspondant (dans l’onglet « magie ») et de choisir une zone au sol.

Un motion gaming « gadget »

Enfin, terminons par le plat consistant de notre analyse. Car, il faut l’avouer, l’une des grandes questions est celle de la jouabilité. Nous avons déjà évoqué à plusieurs reprises la portabilité du titre, qui est une vraie réussite. Mais à côté de cela, la Switch apporte d’autres manières de jouer. Nous pensons d’emblée au motion gaming.

De ce fait, l’une des principales nouveautés qu’apporte la version Switch de Skyrim est la détection de mouvement. Et autant dire qu’il y a du bon et du mauvais. Il est, en effet,  possible de jouer avec les deux Joy Con dans chaque main. Cette fonctionnalité est assez sympathique, mais l’amusement ne dure qu’un instant. De fait, nous avons remarqué une certaine imprécision, surtout en plein combat. D’un geste de la main gauche, il vous sera possible de lancer un sort, bloquer avec votre épée ou votre bouclier, tandis que la main droite vous permettra de frapper votre adversaire en plein cœur. Arc à la main, il vous sera possible de tirer des flèches dévastatrices en visant à l’aide du gyroscope. Mais l’imprécision nous fait vite revenir à la jouabilité traditionnelle. Cet aspect est bien visible lorsque nous combattons munis d’un arc où le gyroscope n’est pas des plus maniables. Cela peut même être dérangeant quand nous combattons sans manette pro et que le motion gaming se déclenche sans l’avoir vraiment demandé intentionnellement. Heureusement, Bethesda a pensé à tout puisqu’il est possible de désactiver dans les paramètres la détection de mouvement. Elle est cependant activée par défaut.

Points Positifs :

  • De meilleurs graphismes par rapport aux anciennes versions consoles de 2011.
  • Possibilité de désactiver la détection de mouvement.
  • L’utilisation des Amiibo.
  • L’extrême portabilité du titre.
  • De nouvelles manières de jouer avec les Joy-Cons.
  • La constante fluidité du jeu.
  • Un contenu très riche et un univers très vaste.
  • Une durée de vie incroyable.
  • Présence de tous les DLC.
  • Bande-son épique.
  • Temps de chargement réduits par rapport aux versions originales.

Points Négatifs :

  • Graphismes tout de même en deçà des versions nextgen, en particulier le PC.
  • Le motion gaming est drôle quelques minutes.
  • Quelques bugs.
  • Absence de fonctionnalités tactiles.
  • Absence de mods.

Site officiel de The Elder Scrolls V: Skyrim


APERÇU DE REVUE
Note globale
7.5
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Historien belge de formation, je suis un passionné de jeux vidéos et de Star Wars depuis ma tendre enfance. J'ai commencé sur Megadrive avant de découvrir la PS1. Après avoir fait le tour de la Playstation (Ps1-PS2-PS3), j'ai décidé de retourner ma veste et je joue actuellement sur Xbox One, Switch, et parfois sur 3DS. Mes jeux favoris sont les jeux action-aventure et les RPG.

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