Wonder Woman est une super-héroïne de l’univers DC, créée par William Moulton Marston (Charles Moulton) en décembre 1941Wonder Woman est la princesse Diana d’une tribu d’Amazones dont les origines sont liées à la mythologie grecque. Elle est la fille d’Hippolyte. Elle fait également partie de la Justice League of America aux côtés de Batman, Superman, Flash, Green Lantern, Aquaman, Martian Manhunter et Hawkgirl.

Une histoire qui retrace les origines

Le long métrage réalisé par Patty Jenkis, sortie dans nos salles obscures le 7 juin 2017, s’inscrit dans la chronologie des nouveaux films DC, avec Batman V Superman. Le but étant en fin 2017 de donner du grand spectacle aux fans en sortant Justice League.

La réalisatrice a donc voulu revenir sur les origines du personnage, afin que l’on comprenne d’où vient la sublime Diana (Gal Gadot). C’est donc à partir d’un flash-back, suite à une photo, que nous découvrons l’histoire de l’étonnante femme.

Wonder Woman On se retrouve alors plongé au cœur de Themyscira, île cachée des hommes, où vivent les Amazones. Nous rencontrons alors une Diana à peine plus haute que 3 pommes, mais déjà fascinée par le combat et par la force de ses sœurs Amazones. Elle est la seule enfant de l’île et grandit en écoutant les histoires sur Arès, sur l’homme et sur les dieux, que lui conte sa mère Hippolyte. Devenant femme, elle devient également la plus forte des guerrières de son peuple. Mais dans son univers paradisiaque et paisible, un élément viendra tout chambouler dans sa vie et celles de son peuple. Un dénommé Steve Trevor (Chris Pine), soldat Anglais-espion pendant la Première Guerre mondiale, se retrouvera sur l’île suite au crash de son avion. Il expliquera le malheur du monde extérieur à Diana, ce qui la persuadera que c’est en réalité Arès, dieu de la guerre, qui est derrière ce massacre. Elle quittera ainsi sa famille, aux côtés de Steve, pour combattre le dieu et aider les hommes.

Le personnage de Wonder Woman évolue donc dans une Europe en automne 1918, ou la guerre fait encore rage. La jeune femme sortie de son cocon découvre le massacre avec une naïveté infantile. Diana Prince est persuadée que Arès est en réalité Erich Ludendorff (interprété par Danny Huston), général en chef des armées allemandes. Il est le grand méchant du film et compte bien anéantir l’ennemi, en compagnie du Docteur poison (Elena Anaya). Steve et Diana seront accompagnés dans leur mission par Sameer, un agent secret maître en déguisements, Charlie, un tireur d’élite et Chief. Il seront également épaulés dans l’ombre par Sir Patrick (David Thewli), membre du conseil de guerre.

Wonder Woman, le film que l’on attendait

Cela fait maintenant 6 mois que Wonder Woman est attendu ou redouté par les futurs spectateurs. Mais qu’en est-il vraiment ?

L’actrice Gal Gadot est malheureusement victime de son physique. La magnifique femme israélienne à souvent était critiquée, pour sa minceur, sa trop petite poitrine, sa taille. Les féministes ont également critiqué l’apparence de Wonder Woman car elle était cousue par les stéréotypes masculins, alors que l’Amazone ne devrait pas avoir conscience de cela. Tant de critique sur un film pourtant pas encore sortie, Patty Jenkis ne pouvait pas décevoir ! Rassurez-vous, ce ne sera pas le cas. Le film a réussi là où jusque là DC avait échoué. La réalisatrice à réussi à mettre en avant un super héros féminin, sans tomber dans le féminisme de comptoir, sans non plus utiliser la femme comme un objet scénaristique. Une véritable super héroïne, ni masculinisé, ni superficialisé, Wonder Woman, le cinéma en avait besoin !

Wonder WomanSi le jeu d’acteur de Gadot est parfois qualifié d’être en dents de scie, rassurez-vous, ici l’actrice est parfaite dans son rôle. La naïveté de son personnage et la beauté Amazone lui correspondent à merveille. Pour ce qui est de Pine, il est moins évident de le voir dans le rôle d’un soldat. Le personnage se doit d’être sérieux même si charmeur. Malheureusement, l’acteur est presque trop léger dans son jeu, on ne ressent pas spécialement la gravité de la situation. Il semble simplement heureux d’être aux côtés de la magnifique Amazone, même s’il n’en oublie pas sa mission. On retrouve également Thewli (Lupin dans HP), juste dans son jeu et surtout surprenant. Ainsi le jeu des acteurs en général est juste même si une gravité supplémentaire aurait servi au scénario. En revanche la rédaction ne vous recommande en au cas de voir se film en VF ! Car oui, le jeu est bon, mais il est complètement gâché par les doublages français, souvent mauvais et même parfois décalés.

Si Wonder Woman a un point positif, ce sont ses décors. La direction artistique et photographique du film a réussi à faire un travail incroyable. Les scènes sur Themyscira sont tout bonnement sublimes. La lumière et la couleur illustrent à la perfection l’aspect paradisiaque de l’île et nous donnent envie de visiter l’Italie (lieu de tournage). Là où le film pourrait faire grincer des dents, c’est sur le contraste entre les tenues Amazones sorties tout droit de la Grèce antique et les tenues de guerre des soldats de la 1re GM. La scène de combat du début de film confronte de justesse les deux univers. Les images de synthèse englobent la plupart des scènes de combat, mais celle-ci pique un peu les yeux. Trop de couleur, de synthèse ou simplement un mélange des genres délicats. Jenkis a voulu confronter directement les deux époques ce qui donne une scène relativement étrange, mais sympathique. Pour ce qui est du reste du film, le costume de Wonder Woman est correctement installé dans l’intrigue et fait même place quelquefois à l’humour. Le deuxième grand point positif du long métrage est sans doute la bande-son de Rupert Gregson-Williams. La musique du film est dynamique et colle justement à l’action.

Un pari réussi ?

Si le film est donc beau et que le jeu des acteurs est bon, qu’en est-il de la trame narrative et du scénario ?

Le scénario est en somme plutôt simple. Tout repose sur Wonder Woman et sur son ami Steve pour faire en sorte que le grand méchant n’empêche pas la signature de l’armistice. Le film réuni tous les points d’un Block-Buster, la femme fatale, le beau gosse, une amourette, des amis, un grand méchant, un retournement de situation et un combat final. Néanmoins le film n’est pas une réussite complète. Les lacunes de DC se font ressentir et tirent malheureusement le film vers le bas. Ainsi quelques longueurs se font ci et là, et des retours en arrière coupent parfois l’action en deux. Les pauses dans l’action se font de manière forcée sans vraiment de transition. Nous en avons parlé plus haut, le jeu des acteurs manque un peu de gravité et ce défaut se retrouve même dans les scènes d’action. Le film est trop léger avec un sujet pourtant lourd en histoire. Bien sûr pas de spoil, mais comme vous pouvez vous en douter, dans chaque Block-Buster il faut un peu d’amour. Mais ici l‘intrigue amoureuse ne prend pas trop de place. Elle est présente bien sûr, car comme nous le savons tous, un homme et une femme dans un film, ça tombe amoureux. Mais rassurez-vous, cela reste pudique et sert même le scénario pour nous montrer que la grande guerrière a des sentiments. Le challenge était surtout d’intégrer de la mythologie grecque à la 1re guerre mondiale et pour le coup c’est réussi. Les armes à feu contre l’amure et l’épée de la déesse sont finalement cohérentes et offrent aux spectateurs que nous sommes des scènes spectaculaires.

Si cette critique vous a donné envie de vous offrir Wonder Woman, n’hésitez pas à jeter un coup d’œil à la bande-annonce.

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