Fiche technique de Syberia 3 :

Syberia 3Éditeur : Microids
Développeur : Anuman Interactive
Date de sortie : 20 avril 2017 sur PS4, Xbox One et PC (annoncé prochainement sur Switch)
Type : Aventure / Point’n Click
Multi : non
Langue : Français

Après 13 ans d’attente, le troisième opus de la saga Syberia sort enfin. Disponible depuis le 20 Avril 2017, le scénariste et dessinateur Belge Benoit Sokal, nous offre sa dernière oeuvre, nous l’avons testé pour vous sur PS4.

Syberia, c’est quoi ?

Syberia, c’est avant tout le projet d’un homme, Benoit Sokal. Connu principalement en Belgique et en France pour ses nombreuses BD, dont Inspecteur Canardo. Benoit Sokal s’est lancé le défi dans les années 90 de créer un jeu vidéo. En 1999 il sort alors l’Amerzone, puis en 2002 il se lance dans le développement de Syberia.

Le projet de Benoît Sokal était de réaliser un jeu dont l’intrigue prendrait place en Europe de l’Est. Son idée de base était de réaliser un jeu dont l’intrigue serait entourée par un voyage vers l’Est de l’Europe, au cours duquel le joueur découvrirait des villes « typiques de certains moments de l’histoire européenne ». Syberia s’est illustré en deux opus, mais 13 ans après Sokal remet le couvert.

Le joueur incarnait alors, Kate Walker, une avocate new-yorkaise travaillant pour un grand cabinet. Envoyée par ses patrons en France, dans le petit village de Valadilène, dans les Alpes, la jeune femme avait pour mission d’obtenir le rachat de l’usine d’automates Voralberg. Malheureusement, la propriétaire de l’usine venant de mourir, le contrat de vente se voit plus compliqué que prévu. En se rendant chez le notaire, Kate apprend que Anna Voralberg n’était pas la dernière héritière de l’usine. C’est alors qu’un voyage commence pour la jeune avocate, à la recherche de Hans Voralberg, frère cadet d’Anna, que tous les habitants de Valadilène croyaient mort.  Kate Walker traversera alors, plusieurs villes, à bord d‘un train mécanique conçu par les usines Voralberg, accompagné d’Oscar, un Automate. Votre voyage commence alors à Valadilène, puis c’est à Barrockstadt que vous entendrez parler pour la première fois de Syberia. Vous continuerez votre périple en traversant la cité industrielle de Komkolzgrad et la station thermale d’Aralbad. À travers son aventure, Kate se prend au jeu, ne voyant plus le temps passé, elle abandonne au fur et à mesure sa vie d’avant. Elle laisse alors derrière elle, son cabinet d’avocat, mais aussi son fiancé et sa meilleure amie (qui se fréquente) et pour finir son insupportable mère. Le joueur évoluait alors à travers un univers fait d’automates, d’engrenages et d’énigmes. L’aventure continue, après la rencontre avec Hans, un vieil homme, à l’apparence faible et simplet, qui s’avère être un véritable génie dans la construction mécanique. Oscar, Hans et Kate se dirigeront alors vers Syberia, pour accomplir le rêve de Hans, voir les derniers mammouths. Ils rencontrent alors les Youkols, une tribu nomade, proche des Mongoles, mais dont les origines remontent à la préhistoire. Ce peuple semble connaitre le secret des mammouths, et la chamane du clan les aidera à comprendre certaines choses sur la légende. En parallèle à cela, Kate est poursuivie par deux hommes engagés par son ancien cabinet d’avocat et par sa mère, afin de la ramener  au pays. Mais la jeune femme leur échappera à plusieurs reprise grâce à l’aide d‘Oscar, qui se sacrifiera pour son amie. Hans et Kate finirons par trouver les derniers mammouths, Hans, dans un dernier effort se hissera sur l’un d’eux, pour ne plus jamais revenir.

Le système de jeu était alors un Point’n Click, passant de plan en plan. Pour avancer dans l’histoire, il fallait alors résoudre des puzzles, en remplaçant certaines pièces, en les déplaçant ou en ajoutant un élément au bon endroit. Il fallait alors explorer les zones et récupérer des objets ou des lettres, nous offrant des indices. Les différents PNJ étaient alors là pour vous venir en aide ou pour vous barrer le chemin. Le joueur évoluait donc dans un univers mécanisé, fait d’engrenage, faisant penser à un univers post-apocalyptique. On comprend d’ailleurs que la guerre est passée par là. On ne connait néanmoins pas l’époque exacte, mais on parle clairement des Soviétiques et de leur guerre. On évolue donc dans un monde alternatif commençant en France et traversant l’Europe jusqu’à Syberia.

Syberia 3, la suite

Le troisième opus commence par une cinématique où l’on voit Kate, mourante sur un rivage, et retrouvée par la tribu Youkol. Le peuple est, cette fois-ci, accompagné par leurs youkis et leurs autruches des neiges en pleine migration vers des terres sacrées. Le peuple tente de soigner Kate, mais cela ne suffit pas, et décide de l’emmener dans la clinique de la ville de Valsembor. En se réveillant, la jeune femme se retrouve en compagnie de Kurk, le guide de la tribu, victime des bombardements envers son clan, par les autorités. Kate comprend très vite qu’elle n’est pas patiente, mais retenue prisonnière tout comme Kurk, par une médecin louche. Ce médecin , un détective privé et un colonel engagé par l’ancien cabinet de Kate, seront les méchants de cet épisode. En effet, la jeune femme est accusée de meurtre envers Hans, mais aussi de détournement de fonds suite à l’échec de la signature du contrat de vente de l’usine. Elle se retrouve alors fugitive. Kate et la tribu devront ensemble trouver un moyen d’accompagner les autruches dans leur transhumance, qui est un rite très important pour le peuple. Dans son périple elle rencontrera d’autres automates, ressemblant à s’y m’éprendre à Oscar. Vous constaterez, avec Kate, encore une fois les ravages, non pas de la guerre cette fois, mais du nucléaire, dans une ville très robotisée.

Là où Syberia 1 et 2 était un seul et même jeu, Syberia 3 est une suite à part entière. Syberia 3 est un jeu d’aventure Point’n Click, qui alterne les phases d’explorations dans des décors enneigés, fixes et cloisonnés avec des phases de dialogue proposant désormais plusieurs choix de réponses. Vos réponses influeront sur la réaction de votre interlocuteur. Il faudra alors le plus souvent allez dans leur sens, ou faire preuve de logique. Malheureusement la VF est médiocre, voire même désastreuse, sur certains passages. Pourtant les doubleurs sont loin d’être mauvais, au contraire de ce côté-là le jeu est gâté puisqu’il accueille pour la voix de Kate, Françoise Cadol (vf de Angélina Joli, Lara Croft, et des précédents Syberia). Mais les voix se voient parfois décalées, ou déformées, ou parfois sans intonation pour les PNJ.

Un jeu pas fini ?

Si Benoit Sokal a déjà annoncé un quatrième Syberia, il aurait été apprécié dans un premier temps que celui-ci soit complètement terminé. En effet, l’univers du jeu est magnifique et l’histoire est toujours aussi prenante, mais malheureusement les graphismes et la dynamique ne suivent pas. Les paysages et les dessins de Sokal sont complètement gâchés par des graphismes dignes de jeu PS2. Mais ce n’est pas le seul problème, des graphismes médiocres, passe encore, mais le jeu peine à la moindre course du personnage, il lag, la texture se mélange ou met du temps à apparaître. Les montées de marche sont surement les mouvements les plus difficiles pour Kate. Et pour finir, de nombreux bugs sont présents çà et là. On notera par exemple que le jeu peut décider, sans raison particulière de rester bloqué sur une session de puzzle sans possibilité d’en sortir, ou encore quand l’écran de chargement ne s’affiche pas à tous les coups, laissant à la place un écran noir. Lorsque vous aurez fini le jeu et laissez ou non défiler les crédits, apparaîtra à nouveau, le menu du jeu comme dans ceux précédents. Mais cette fois impossible d’enchaîner avec une nouvelle partie ou de consulter les options, puisque ce menu restera figé, pas d’autres choix donc que d’éteindre le jeu et de le relancer. Pour finir plus généralement, le jeu est lent ! Les temps de chargement sont très longs, allant parfois jusqu’à une minute, et ils sont nombreux. Et si le jeu décide de ne plus répondre, il faudra le relancer… Mais c’est une dure décision puisque les sauvegardes sont automatiques et ne vous laissent pas le choix de reprendre où vous voulez.

Les plus fans d’entre vous apprécierons tout de même la possibilité au début du jeu de choisir entre deux modes, aventure ou voyage. La différence réside dans la difficulté, là où « voyage », vous indiquera votre mission principale, « aventure », vous laissera vous débrouiller comme dans les deux opus précédents. Néanmoins, peu importe le mode, le jeu reste très simple, pas de véritable casse-tête, les rares fois ou vous resterez bloqué ce sera assurément un manque d’attention. Le jeu vidéo semble plus simple que ces grands frères. Pour ce qui est de l’histoire, elle est également moins poussée. Les deux premiers nous présentaient un grand objectif, trouver Hans, puis trouver les mammouths, ici votre but sera simplement d‘accompagner les Youkols. Kate n’a alors plus vraiment de grand but, elle fait simplement partie de la tribu. Mais tout pourrait changer dans le quatrième puisque l‘élément le plus fort de Syberia 3 réside dans la scène finale. Si nous avions un conseil sur l’achat du jeu vidéo, nous vous conseillerons tout de même de le prendre sur PC et non sur console. Même si Sokal a annoncé que le jeu était fait pour la console, nous pouvons vous garantir qu’il est très clairement un jeu PC. Les phases de puzzle se font à chaque fois en bougeant un objet ou en le sélectionnant. Seulement, faire ces actions-là avec un joystick devient vite de la torture quand il y a plus 6 points avec lesquels on peut interagir. Le grand point positif du jeu, en plus des dessins travaillés de Sokal, c’est sa bande-son, qui est parfaitement en adéquation avec l’univers du jeu, signé Inon Zur.

Pour finir, nous dirons que le jeu est excellent en soi. Syberia est un pilier du genre Point’n Click, et encore une fois le pari est réussi. L’histoire est prenante et les personnages attachants. Les dessins des décors et des personnages sont simplement magnifiques et la musique du jeu est à son égal. Cependant, tout cela est gâché par la lenteur du jeu et par ses nombreux lags et bugs. On ne peut qu’espérer un patch pour corriger tout cela. Nous vous recommandons tout de même de prendre une version PC, cela simplifiera au moins les phases de puzzle.

Points positifs :

  • Une histoire merveilleuse
  • Les dessins de Benoit Sokal
  • Une bande-son exceptionnelle
  • La voix de Françoise Cadol
  • Un jeu assez simple

Points négatifs :

  • Des graphismes très moyens
  • Des bugs et lags à répétition
  • Des temps de chargement nombreux et très lents
  • Des PNJ pas toujours dynamiques
APERÇU DE REVUE
NOTE GLOBALE
6
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Fan de jeux vidéo depuis tout petit, j'ai commencé avec la PS1 et la GameBoy Color. Maintenant, je suis sur PS4, Xbox One & Wii U mais je n'oublie pas les grands classiques, car je suis et resterai un rétro-gamer et je me plais à faire la collection de consoles et de jeux rétros. Je commence progressivement à réaliser un rêve d'enfant, puisque plus les années passent et plus je m'investis dans le monde merveilleux des jeux-vidéo, entre petit boulot et hobbies ! 4wearegamers@gmail.com

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