Ninja Turtles 2 de Dave Green et produit par Michael Bay, suite de Ninja Turtles de Jonathan Liebesman sorti en fin 2014 est officiellement dans nos salles obscures depuis le 29 juin 2016.

Rappel sur les Tortues Ninja :

Avant toute chose, retour en 1984 pour une petite mise à niveau. Les auteurs Kevin Eastman et Peter Laird ont créé leur premier comics « Teenage Mutant Ninja Turtles » en s’inspirant eux même du monde du comics de Daredevil et surtout de la série inspirée de ce dernier. Quand les « Teenage Mutant Ninja Turtles » débarquent aux États Unis, il ne faut pas longtemps aux lecteurs pour comprendre qu’il s’agit d’un pastiche de Daredevil, (clan du Pied & clan de la Main, armes similaires). Et si à l’origine ce comics unique était destiné à un public adulte, le succès de ce dernier a poussé les auteurs à en sortir toute une série, allant des comics, aux dessins animés, aux figurines, aux jeux vidéo et bien sûr aux films, élargissant ainsi leur public. Aujourd’hui si nous connaissons les 4 tortues ninjas c’est principalement grâce au dessin animé des années 90 avec son générique entêtant et qui a notamment implanté les bandeaux aux différentes couleurs pour les différencier, mais aussi certains personnages aujourd’hui mythiques. Et c’est de ce dernier dont s’inspire Ninja Turtles 2 et son grand frère de 2014. Encore une fois les réalisateurs font donc l’impasse sur le comics ne prenant pas de risque et utilisant ce que le public connaît déjà.

Synopsis de Ninja Turtles 2 :

Ninja Turtles 2 ou dans sa version originale « Teenage Mutant Ninja Turtles : Out of the Shadows«  reprend donc la suite de Ninja Turtles. Dans cet opus une fois encore Shredder (méchant combattu dans le précèdent film et ennemi de toujours des 4 frères) s’évade grâce à l’aide de son équipe et s’allie à Krang, un extraterrestre à l’intelligence infinie, pour anéantir la Terre. Mais les 4 adolescents mutants vont tenter de les arrêter grâce à l’aide de Splinter leur père adoptif, accessoirement un rat professeur d’art martial, de April O’Neil (Megan Fox) et de Casey Jones (Stephen Amell) initialement un ancien flic raté, dégoûté par la violence des criminels de New York désireux de nettoyer les rues armé d’équipement de hockey et d’un masque. Mais la tâche ne sera pas simple, car Bebop et Rocksteady, deux mutants prenant la forme d’un rhinocéros et d’un phacochère seront de la partie.

La suite tant attendue?

Dans ce long métrage de 1H45 nous retrouvons donc tout l’univers de l’animé des tortues ninja et cette fois encore c’est du pur fan service. On retrouve alors sans aucune surprise tout ce que l’on pourrait attendre et le résultat est simplement une bouillie de fourre-tout à 125 millions de dollars. Néanmoins, le film garde une certaine cohérence et la trame narrative est efficace. Chaque personnage à son petit moment de gloire pour que chaque spectateur puisse avoir son personnage préféré (excepté Léonardo qui, étrangement, se fait relativement discret). Et si on se penche un peu plus sur les tortues on remarque qu’elles sont complètement surchargées d’accessoires, à ne plus savoir quoi en faire, elles combattent à peine avec leurs armes, et leur carapace se transforme doucement en sac à main…

Pour ce qui est des combats il n’y a pratiquement que cela et pourtant cela manque d’un véritable affrontement. N’oublions pas qu’à l’origine le comics se voulait être aussi, voire plus, violent que Daredevil, mais là encore on passe à côté. On devra donc se contenter de plusieurs petites batailles, et uniquement aux poings. La seule véritable action badass, qui relève un peu le niveau se trouve dans l’utilisation du fameux Shellraiser, camion poubelle complètement modifié en machine de guerre. Le combat final n’est donc clairement pas à la hauteur et se termine en une dizaine de minutes.

Pour ce qui est des méchants, on retrouve bien Shredder, malheureusement sans son costume, sinon à la toute fin, et surtout passif durant tout le film. Cela dit, ce n’est pas si grave puisque le vrai méchant de cet opus c’est Krang. Première apparition du personnage dans un film, autant dire qu’il était très attendu. Mais le personnage n’est, lui aussi pas assez exploité et devient relativement absent. Élément déclencheur de l’histoire, il partira aussi vite qu’il est venu.

Dans Ninja Turtles 2, on retrouve tout ce que l’on attend d’un blockbuster du genre, mais l’action n’est malheureusement pas équilibrée tout au long du film, et l’humour devient le moteur du long-métrage.

Mais le plus gros point négatif du long métrage reste son humour. Si l’animé des années 80/90 était bourré d’humour, c’est qu’il était destiné à un public jeune, mais comme nous l’avons dit plus haut, le film s’inspire de cet animé. Nous retrouvons donc un humour enfantin voire même gratuitement bête, avec clairement un manque de subtilité, qui peut plaire aux plus jeunes, mais qui lassera vite. Un humour incessant et lourd donc qui rendra chaque personnage plus idiot qu’il ne devrait. Casey en particulier se voit donc devenir l’idiot brutal, le scientifique au service de Shredder est lui aussi victime de cet humour, et même Krang devient relativement ahuri. Les 4 ados verts en sont également victimes que ce soit Léonardo, Michelangelo, Raphaël ou même Donatello, tous auront des répliques parfois drôles, mais le plus souvent simplement idiotes. Le trait d’humour est néanmoins apprécié chez Bebop et Rocksteady, car initialement créés pour l’animé télévisé, étaient déjà idiotement drôles. Pour ce qui est des dialogues en général, il ne sont pas mauvais, mais le doublage français est simplement une horreur, on comprend assez vite que c’est mal doublé, certaines répliques n’ont aucun sens ou sont hors propos, et les voix en général ne correspondent pas assez au personnage et c’est en partie pour cela qu’ils semblent idiots (surtout Casey Jones). Donc si vous voulez l’apprécier allez le voir en VOSTFR, cela sera toujours mieux.

Si ce film n’est pas mauvais, il n’est pas bon pour autant. Dans Ninja Turtles 2, on retrouve tout ce que l’on attend d’un blockbuster du genre, mais l’action n’est malheureusement pas équilibrée tout au long du film, et l’humour devient le moteur du long-métrage. On retient tout de même un scénario qui tient la route et un casting efficace, si l’on oublie le doublage français. Et pour une fois nous vous conseillons la 3D qui est diablement efficace et proprement utilisée.

Ninja Turtles 2 – La bande annonce:

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